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Nike et Adidas accusés de polluer les rivières, les normes chinoises trop laxistes?

/ Asie

Un rapport de Greenpeace accuse plusieurs marques de vêtements de se fournir auprès de sous-traitants aux pratiques illégales. Sans contester les découvertes de la célèbre ONG, les sous-traitants en question ont donné la preuve qu’ils respectaient les normes… chinoises!

Le 13 juillet dernier, Greenpeace a publié un rapport épinglant plusieurs sociétés chinoises de textiles. Lesquelles pollueraient plusieurs grands cours d’eau du pays. Sur le banc des accusés, deux sous-traitants de nombreuses marques internationales : Youngor et Well Dyeing. Parmi les clients de ces mastodontes du secteur, on compte Nike, Adidas, Calvin Klein, Converse, Puma, H&M… la liste est longue.

Les membres de l’organisation environnementale ont mesuré à la sortie des usines des quantités importantes de nonylphénol et de composés perfluorés. Rejetés directement dans les rivières, ces produits chimiques nocifs peuvent conduire à des troubles de la reproduction et provoquer des problèmes hormonaux. Ils sont interdits dans l’industrie textile en Europe, mais pas en Chine!

Cui Dawei, vice responsable du bureau de l’environnement de Ningbo, où est situé le siège de Youngor, explique :

Les rejets de Youngor dans la nature sont conformes aux normes chinoises. Les niveaux de Demande Chimique en Oxygène (DOC) et de Demande Biologique en Oxygène (DBO) sont en accord avec les niveaux maximum autorisés. Nous n’avons pas constaté de pratiques illégales. Quand aux composés perfluorés ou au nonyphénol, ils ne rentrent pas dans le cadre de nos tests.

Greenpeace n’a pas cherché à démentir, mais insiste pour que Nike, Adidas et les autres mettent la pression sur leurs sous-traitants pour aller au-deçà des normes locales.

La passe d’armes entre ONG, entreprises et organes de contrôle de la pollution inquiète la population. Car elle révèle une fois de plus la différence de standards entre la Chine et le monde occidental. Récemment, des révélations similaires ont en effet touché le monde des ascenseurs (accidents dans le métro de Pékin), les jouets en plastique (lesquels contiendraient des phtalates sur le marché chinois) ou les meubles.

Le pire, c’est que certains fabricants, notamment de jouets, auraient deux lignes de production : une pour les marchés étrangers, où les produits respectent les normes les plus strictes au monde, et une pour le marché intérieur, où ils ne respectent que les normes chinoises… qui semblent pêcher par un laxisme regrettable…

people.com.cn

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Derniers commentaires

  1. Deux lignes de production ? Malheureusement cela n’est même pas étonnant. A se demander si le gouvernement attend des conséquences graves pour revoir ces normes.