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Green et vert

Des toits encore plus verts que verts

/ Amérique du nord

Les toits verts, ce n’est plus une nouveauté, mais quand une idée est bonne, pourquoi ne pas chercher à l’améliorer ? Au Canada, deux chercheurs essayent de développer des toits verts avec une technologie adaptable aux pays arides.

Deux chercheurs et un toit vert.

Kasun Hewage et Fabricio Bianchini, de l'université d'Okanagan, concentrent leurs recherches actuelles sur les "toits verts". © Darren Handschuh, University of British Columbia

La construction verte est devenue un mantra à travers l’Amérique du nord et de meilleurs toits verts pourraient y jouer un rôle écologique clé. Ceux-ci font presque partie du quotidien, car très appréciés pour leur facteur isolant : les plantes sont des régulateurs naturels de température. Mais il est toujours possible de les améliorer.

C’est l’axe de travail actuel de deux chercheurs de l’université de Colombie Britannique (UBC), Kasun Hewage et Fabricio Bianchini. Dans un premier temps tout simplement, pourquoi ne pas les rendre plus durables en les fabriquant à partir de matériaux de construction recyclés ?

A l’heure actuelle, la base de ces toits est faite de plastique. Un toit vert dure 50 ans mais il faut 25 ans pour compenser les dégâts causés par la fabrication des plastiques utilisés pour les couches du toit. Recycler des matériaux de construction allègerait aussi les décharges publiques. La difficulté est de trouver des matériaux légers et peu chers.

Etude des eaux à l’appui

L’idéal est de suivre des projets de construction dès le début de leur réalisation, stocker les matériaux identifiés et les utiliser pour des toits verts une fois la construction du projet achevée.

Pour leurs recherches, les deux universitaires vont comparer un toit vert traditionnel avec un toit vert recyclé et en particulier étudier les eaux écoulées. Il faut en effet s’assurer de la non-contamination de l’eau par les matériaux de récupération. Cette eau devrait resservir pour l’irrigation des plantes, elle doit donc être sans danger.

L’eau est un facteur important dans l’Okanagan, la région choisie pour les recherches : il y fait sec, avec beaucoup de soleil. Les résultats, prévus d’ici un an, pourront donc être adaptés pour des pays secs voire arides.

Un campus comme champ d’expérimentation

Ce projet correspond à l’engagement de l’université canadienne dans le développement durable. La direction voit son campus comme un laboratoire vivant et soutient l’incorporation des opérations, des projets et de la recherche dans ce domaine dans la vie du campus.

Des toits verts ont d’ailleurs été installés sur différents bâtiments du campus, et serviront aussi de terrain d’expérimentation pour le système d’énergie géothermique, qui vise à réduire la consommation d’énergie et les émissions de CO2.

A plus grande échelle, le campus veut aider et inciter la région et la communauté à atteindre leurs objectifs de développement durable.

castanet.net

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