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La coca cède la place à l'agriculture durable

/ Amérique du sud

Grâce à un ambitieux programme gouvernemental, plus de 65.000 familles ont abandonné les cultures illicites de coca pour les remplacer par des productions alternatives, principalement du cacao et du café. Encouragés à mettre en place des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, ces paysans sont devenus les gardiens de la forêt tropicale et de ses ressources.

César Julio Echeverry et sa femme Norelia.

César Julio Echeverry et sa femme Norelia posent tout sourire devant leur exploitation de café. Adieu la coca, adieu la pression des narcotrafiquants ! © Acción Social

César Julio Echeverry Mejía, sa femme et ses deux enfants font partie des 65.110 familles ayant mis un terme à leur collaboration forcée avec les narcotrafiquants qui achetaient leur production de feuilles de coca pour se consacrer à la culture du café.

Il aura fallu pour cela que l’État colombien fasse enfin acte de présence dans les villages, autrefois aux mains de groupes clandestins, et propose aux agriculteurs d’intégrer le programme des Familias Guardabosques (les familles gardiennes de la forêt).

Depuis 2003, ce projet de cultures alternatives et de protection de l’environnement a permis d’éradiquer la coca sur plus de 7.300.000 hectares, explique Nuris Obregón, directrice du Programme présidentiel contre les cultures illicites. Cela concerne actuellement 139 communes dans 26 départements, où sont plantés des cacaoyers, des caféiers, des palmiers à huile et des caoutchoucs.

Succès du café colombien

Pour sa part, César Julio a décidé de produire du café. Un choix bien inspiré, puisque ses récoltes bénéficient aujourd’hui du label Rainforest Alliance, qui garantit la durabilité des pratiques agricoles mises en œuvre, et que son café fait partie des plus appréciés au niveau mondial.

C’est ce qui lui a valu l’honneur de partir pour Washington afin d’y représenter le café des producteurs de sa région, dans l’un des salons du café les plus importants au monde. Plus de 90% du café produit en Colombie est en effet exporté vers les États-Unis ou l’Europe, où les consommateurs s’intéressent de plus en plus à l’aspect environnemental et social de leurs achats.

Aujourd’hui, César Julio a regagné sa ferme et tente d’oublier la guerre et l’époque où il devait cultiver la coca pour faire vivre sa famille. Il préserve avec soin les arbres et le ruisseau qui court sur ses terres et espère que ses enfants pourront eux aussi profiter un jour de ce petit bout de forêt qui a su lui offrir une vie meilleure.

eltiempo.com

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