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Près de 30% de la population urbaine espagnole supporte quotidiennement un bruit supérieur à la limite établie par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Les principales sources de nuisance sonore sont identifiées, mais les plans d’actions exigés au niveau national et européen tardent à se mettre en place.

Campagne anti-bruits 2008 à Madrid

Le problème de la pollution sonore en Espagne n'est pas nouveau. Ici, en 2008, une affiche de campagne contre le bruit dans les rues de Madrid. © Juan Carlos O'Hara GuTman (Flickr.com)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les cartes sonores établies dans 19 grandes villes espagnoles révèlent que 27,7% de leurs habitants sont exposés à une pollution acoustique supérieure à 65 décibels. L’OMS recommande pourtant de ne pas dépasser ce seuil, correspondant au bruit de fonctionnement d’un aspirateur.

Ils seraient quelque 12,2 millions de personnes à supporter des niveaux sonores supérieurs à 55 décibels, soit 66,7% de la population des 19 agglomérations de plus de 250 000 habitants concernées par l’étude. En cause : la circulation routière, les trains et les aéroports.

Dans le reste du pays, le ministère de l’Environnement estime que 2,5 millions de personnes sont exposées : 85 300 autour d’axes ferroviaires, 142 300 à proximité d’aéroports et 2,3 millions à cause du trafic routier.

Cartes sonores

Un environnement sonore est généralement considéré comme agréable en dessous de 45 dB, gênant à partir de 55 dB, tandis que des troubles physiologiques apparaissent au-delà de 85 dB.

Pour prévenir et réduire la pollution sonore, les législations nationales et européennes imposent la création d’outils d’évaluation et de gestion du bruit, notamment grâce à des cartes sonores modélisant les zones les plus touchées.

Ces cartes sont censées permettre aux villes de se fixer des objectifs concrets en matière de qualité de vie liée au bruit. Elles constituent la première étape de plans d’action visant à lutter contre les nuisances acoustiques.

Municipalités à la traîne

Fin 2010, 12 grandes villes seulement avaient annoncé des mesures anti-bruits. En outre, selon le ministère de l’Environnement, seules quatre d’entre elles ont proposé un plan d’action conforme aux normes établies.

Autant dire qu’il reste du pain sur la planche, puisqu’avant fin 2012, 62 villes de plus de 100 000 habitants devront elles aussi entreprendre de telles démarches.

Au niveau national, plusieurs infrastructures importantes font déjà l’objet de plans d’action, notamment les aéroports de Madrid Barajas et de Barcelone. Mais il reste encore à établir la carte sonore stratégique de 13 aéroports, 16 166 km de routes et 1342 km de voies ferrées.

lavanguardia.com

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