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Le commerce équitable, une action solidaire efficace

/ Amérique du sud

Encore marginal il y a quelques années, le commerce équitable connaît un essor sans précédent dans la région et concerne aujourd’hui des dizaines de milliers de petits producteurs. Gros plan sur un mode de consommation solidaire qui permet d’aider durablement les populations rurales des pays les plus vulnérables.

 

 

 

 

 

 

 

Récolte de café bio à Tacuba.

Récolte de café bio à Tacuba. Avec la croissance du commerce équitable en Amérique centrale, les agriculteurs salvadoriens n'en ont pas fini de porter des sacs de marchandises. © Adam Baker (Flickr.com)

 

 

 

 

 

 

Un prix d’achat constant

Nous avons commencé avec 10 organisations, et nous en avons aujourd’hui 22, regroupant plus de 19 000 membres qui cultivent et exportent en respectant des critères environnementaux, sociaux et économiques.

Marvin López, membre de la « Coordination guatémaltèque des petits producteurs du commerce équitable », est enthousiaste. Son association produit annuellement 289 460 quintaux de café et 830 tonnes de sucre, destinés principalement aux États-Unis et à l’Europe. Les bénéfices générés profitent à plus de 100 000 personnes à travers le pays.

En garantissant un prix d’achat stable, toujours supérieur aux coûts de production, le commerce équitable permet à des familles d’agriculteurs de subsister dignement, malgré la pauvreté qui touche plus de 40% des 43 millions d’habitants du Panama, du Costa Rica, du Nicaragua, du Honduras, du Salvador, du Guatemala et de Belize.

Nelson Guerra, de la « Coordination hondurienne des petits producteurs du commerce équitable », se souvient qu’en 2000, lors de la crise du café, le prix du quintal était descendu à 43$ (environ 30€) à la bourse de New York, mais que les producteurs certifiés ont pu continuer à le vendre à 135$ (environ 94€).

Les financements font défaut

Un exemple qui permet de mieux comprendre le bond en avant du commerce équitable dans ce pays. Alors que le Honduras ne produisait que 500 quintaux de café issu du commerce équitable en 2002, ce chiffre est passé à plus de 200 000 aujourd’hui.

Malgré cette progression, le café solidaire représente moins de 5% des quantités totales commercialisées, en raison du manque d’organisation et de moyens des producteurs. Bien que le café soit entre les mains de petits exploitants (ils seraient plus de 105 000 à se consacrer à sa culture), seuls 10 000 d’entre eux se sont regroupés en coopérative. Les difficultés d’accès au financement constituent également un frein majeur au développement de leurs activités.

La situation est comparable au Costa Rica, où malgré la diversité des produits issus du commerce équitable (café, sucre, fruits frais, cacao, bananes), celui-ci concerne toujours moins de 1% des exportations.

Le vrai problème : les subventions

De nombreux économistes estiment que le développement à grande échelle de ce système d’échange plus juste passera nécessairement par l’abandon des subventions dans les pays du Nord. Pablo Urritia, de l’ONG « Association pour la recherche et les études sociales », explique :

Les grands exportateurs mondiaux de denrées alimentaires, comme les États-Unis et l’Union européenne, offrent des subventions à leurs productions agricoles et cela nous empêche d’être compétitifs sur ces marchés.

ipsnoticias.net

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