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Green et vert

Quito inaugure une bibliothèque entièrement construite en matériaux recyclés

/ Amérique du sud

Panneaux constitués de Tetra Pak (emballages écologiques), armatures métalliques ayant servi au transport de pièces automobiles, boiseries provenant de la démolition d’immeubles anciens… l’architecte Rafael Carrasco n’a écarté aucun matériau pour la construction de la bibliothèque publique du ministère de l’Environnement. Un projet résolument avant-gardiste, qui rappelle l’importance du recyclage.

L’Équateur possède depuis le 27 juillet la première bibliothèque bâtie uniquement à partir de matériaux récupérés ou recyclés. Écologiste convaincu, Rafael Carrasco a voulu construire un bâtiment dont chaque recoin rappelle à ses visiteurs l’importance de la gestion durable des ressources et de la lutte contre le gaspillage.

La structure de l’édifice est constituée de profils métalliques provenant des caisses d’importation de pièces automobiles, les murs sont fabriqués à partir de panneaux d’emballage Tetra Pak recyclés, tandis que du bois récupéré sur les chantiers de démolition a été utilisé pour le plancher et le mobilier.

L’architecte s’enorgueillit d’avoir pu mener à bien le projet en deux mois et demi, pour 20 000 dollars seulement. Rafael Carrasco souligne avec enthousiasme le caractère à la fois environnemental et social de l’initiative :

En réduisant le coût des matériaux nous avons pu nous permettre de mieux rémunérer la main-d’œuvre. Nous avons payé nos ouvriers 40% à 50% de plus que le salaire normal.

Conforme aux normes

Néanmoins, ce dernier tient à signaler que les matériaux employés confèrent à l’édifice la même solidité et la même durabilité qu’une construction conventionnelle et sont conformes avec les réglementations de sécurité en vigueur.

Située dans le hall du ministère de l’Environnement, à Quito, la bibliothèque propose près de 2500 publications couvrant une grande variété de thèmes liés à l’environnement tels que la sylviculture, les parcs naturels, le développement durable, la biodiversité, le changement climatique, le droit environnemental ou la gestion des déchets, entre autres.

L’édifice porte le nom du géobotaniste équatorien Misael Acosta Solís (1910-1994), lequel s’est efforcé au cours de sa vie de discréditer le mythe de la nature inépuisable et inaltérable.

hoy.com.ec

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