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Plastic Planet (2011)

/ Europe

Le monde doit faire face à un nouvel envahisseur. Après les Vandales, les Goths, les Huns voici… le plastique ! Et comme avec Attila, l’herbe ne repousse plus là où il passe. Car ce joli monstre, bon à tout faire, pratique et serviable, est aussi un redoutable tueur et un poison pour notre environnement. Voilà le documentaire qui va vous prouver qu’il est aussi redoutable qu’une arme à feu.

Synopsis : PVC, polystyrène, polyester, bisphénol, latex… Tous ces matériaux sont de la même famille, le plastique. Un matériau vraiment pratique. Il fait tout dans notre vie quotidienne : gants de vaisselle, jouets, biberons, seringues, etc.. Mais ce produit pétrolier a envahi notre quotidien et on ne sait plus s’en passer. Une véritable addiction, pire qu’une drogue. Et comme avec une drogue, il y a des dégâts. Cette fois, c’est toute la planète qui trinque. Les océans sont pollués, les animaux empoisonnés, les hommes contaminés par des produits toxiques ou cancérigènes, etc.. Moins spectaculaire qu’une marée noire (sa matière première) mais tout aussi désastreux. La recherche d’une alternative s’impose.

Le plastique: si varié, si coloré, si beau, si pratique... et si envahissant. © Zootrope Film

Contexte : Après les OGM (Le monde selon Monsanto), les intrants (Notre poison quotidien), la voiture thermique  (Qui a tué la voiture électrique), c’est au tour du plastique de se retrouver sur le banc des accusés. Il est vrai que les chiffres donnent le tournis. 260 millions de tonnes de plastique sont produits par an, la moitié des 675 tonnes d’ordures jetées toutes les heures (!) en mer sont en plastique, 45% des déchets en plastiques ne sont pas recyclés, et les Français consomment en moyenne 300 sacs plastiques par an (vs. 500 aux USA). Et surtout, le plastique met en moyenne 500 ans pour se dégrader. Un immense gâchis, qui se voit surtout dans les estomacs des animaux. Beaucoup d’entre eux ingèrent des déchets plastiques et en meurent. Le cas le plus frappant étant les tortues marines, qui confondent les sacs plastiques avec les méduses, leur proie favorite. Un vrai fléau, et les entreprises ne font pas grand-chose pour nous prouver le contraire. Malgré des tentatives répétées, PlasticEurope a refusé de répondre aux questions de Werner Boote. L’ennui pour l’interdire, c’est que ce matériau crée des emplois, dont un million en France. Y mettre fin risquerait de créer quelques remous sociaux, surtout en ces temps de chômage aussi élevé. Ce qui explique le constat fait par Thomas Bogner, le producteur du film :

Le plastique symbolise notre civilisation et nous en sommes totalement dépendants. Se débrouiller sans serait presque impossible, car la perte que cela représenterait serait insupportable.

Pourtant des solutions existent et des initiatives se sont mis en place pour renverser la situation. Par exemple en Autriche des modèles de biberons ont été retirés du marché. En France, des grandes surfaces ont décidé de restreindre les distributions de sacs plastiques. La municipalité de São Paulo a même décidé d’interdire la production et la distribution de sacs plastiques à partir du 1er janvier 2012. Si le plastique est roi, il pourrait faire face à une révolution.

Pour en savoir plus,rendez-vous sur le site du film


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