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Green et vert

Vanessa Green, le concentré d’énergie (OnChip Power)

/ Amérique du nord

Vanessa Green porte bien son nom. La benjamine (28 ans) de notre top 15 des femmes du secteur Green Tech aux États-Unis semble être une écologiste dans l’âme. Passionnée d’environnement, elle met toute son énergie au développement de composants électroniques miniaturisés destinés à booster le marché des LEDs, entre autres.

Surtout ne pas se fier au site Internet d’OnChip Power… Un logo, une adresse à Boston, et une offre d’emploi sous la forme d’un fichier PDF : voilà tout ce qu’on y trouve au mois d’août 2011 ! Pour se faire une réelle idée du dynamisme de la start-up américaine, se référer plutôt au CV de sa fondatrice. Vanessa Green étudie encore , mais accumule, à 28 ans déjà, des postes à responsabilité.

En effet, OnChip Power n’est pas sa première expérience entrepreneuriale. Avant même l’obtention de son premier grand diplôme au sein du célèbre Massachussets Institute of Technology (MIT) – un Master en Génie civil et environnemental – elle co-fonde et dirige depuis mars 2008 Community Water Solutions. Cette organisation à but non-lucratif s’associe avec des communautés rurales du nord du Ghana afin de mettre en place des systèmes durables de traitement de l’eau.

Récompensée par le MIT

Un projet fort louable et ambitieux, mais pas le seul qu’elle ait mené à bien. Actuellement dans sa dernière année d’études au sein de l’Ecole de Management du MIT, Vanessa Green est désignée par son établissement directrice générale de la conférence sur l’Energie du MIT qui a eu lieu en mars dernier.

Ce qui revient à dire que les autorités universitaires ont grande confiance en l’une de leurs meilleures élèves. D’autant plus qu’à peu près au même moment, début février, OnChip Power réussit à lever 1,8 millions de dollars (environ 1,25 millions d’euros) de fonds pour son développement, auprès de Venrock et de PAETEC Holding. Une première victoire dans la carrière de cette jeune entrepreneuse :

Si vous avez déjà réussi une levée de fonds, cela vous donne plus de crédibilité pour la suivante. J’essaie de compenser ma jeunesse prenant des conseils auprès de beaucoup de gens. Beaucoup sont attirés par l’enthousiasme et l’énergie des jeunes.

Après un tel coup de maître, pour une start-up, Vanessa Green doit se sentir extrêmement  confiante quant à l’obtention de son MBA – mention “finance entrepreneuriale” – cette année. Elle ne doit même plus y penser… Mais plutôt se concentrer sur le développement effectif de sa technologie de semi-conducteurs next-gen.

Un marché qui s’ouvre

OnChip Power vise essentiellement à réduire la taille des « transformateurs » – éléments de conversion du type et de la puissance d’un courant  électrique – utilisés dans de nombreux appareils high-tech. Dans un premier temps, Vanessa Green propose une application au marché des diodes électroluminescentes (LED) :

Notre innovation s’applique dans tous les segments de l’électronique grand public – partout où vous avez besoin d’une alimentation. L’efficacité énergétique est similaire, mais l’intérêt se trouve dans la miniaturisation. C’est pourquoi nous nous concentrons sur les applications LED, notamment l’A19, qui est notre “ampoule” de base, notre “ampoule Edison”.

Une innovation qui a valu l’an dernier à la start-up le second prix national d’un concours dédié aux projets d’entreprises Green Tech. Forte de ses accomplissements, Vanessa Green envisage  désormais de développer ses premiers produits destinés à la commercialisation :

L’essentiel du travail de design, d’architecture du produit, doit être effectué par nos soins, car il est spécifique à notre technologie.

Si le business-model ne prend pas forme ainsi, il y a toujours la possibilité de vendre cette technologie à des partenaires travaillant sur d’autres marchés. L’étudiante-entrepreneuse Vanessa Green a donc bien muri, et ne laisse aucune place au hasard. C’est l’expérience qui rentre… !

Propos recueillis par Kyle Alspach pour masshightech.com et par Scott Kirsner pour boston.com

Voir aussi :

Le secteur des énergies propres est l’un des plus dynamiques au monde. Big-bang technologique, start-ups à succès, concurrence acharnée, et des milliards d’euros d’investissements… Mais comme le secteur des énergies fossiles, il reste encore un milieu très masculin aux USA avec une sous-représentation flagrante de la gente féminine. Des femmes tentent de s’imposer et d’apporter leur pierre à l’édifice… avec succès !

Christina Lampe-Önnerud, la reine Li-ion ( Boston-Power )

Les batteries lithium-ion sont partout. Mais les connaissons-nous vraiment? Christina Lampe-Önnerud, docteur en chimie inorganique, leur consacre tout son savoir. Présidente-fondatrice de Boston-Power, elle s’évertue à donner plus d’efficacité et de durabilité à ces indispensables artefacts modernes.

Beth Comstock, une nouvelle ère pour General Electric

Beth Comstock est la Directrice Marketing Groupe de General Electric (GE), la mythique entreprise américaine fondée en 1892 par Thomas Edison. Elle est responsable de l’opération Ecomagination, campagne lancée en 2005 pour encourager la réduction des impacts environnementaux des activités de GE.

Rebecca McDonald, vétérane innovante (Laurus Energy)

Dans notre top 15 des femmes les plus en vue du secteur greentech américain, Rebecca McDonald est, à 59 ans, notre doyenne. Certainement la plus expérimentée donc mais pas en manque d’idées novatrices. Même si, en tant que présidente chez Laurus Energy, elle a choisi de faire du neuf avec du fossile.

Marianne Wu, la pieuvre financière

Partner du fonds d’investissement Mohr Davidow Ventures, Marianne Wu investit des millions de dollars dans les greentechs que les marchés des énergies solaire et hydraulique. Un choix judicieux qui reflète sa longue expérience à la fois technique et financière.

Cathy Zoï, “Yes she can!” (Silver Lake Kraftwerk)

Cathy Zoï a connu l’euphorie du début du règne Obama aux États-Unis, où tout était possible. La question environnementale notamment devait y prendre tout son sens. Mais lasse des polémiques politiciennes, elle a préféré retourner aux affaires privées où les moyens d’agir sont concrets.

Laura Ipsen, la solution au casse-tête des smart grid? (Cisco)

Créer l’écosystème énergétique du 21ème siècle, telle est la mission d’une des vice-présidentes de la multinationale américaine Cisco, Laura Ipsen. Pour résoudre cet ardu puzzle du meilleur réseau de distribution d’électricité (smart grid) possible, elle dispose de moyens quasi-illimités.

Eugenia Corrales, illuminée par le soleil (Nanosolar)

Diplômée de l’université de Stanford, Eugenia Corrales a connu une carrière très riche dans de grandes entreprises comme Hewlett-Packard (HP) ou Cisco. Mais désireuse de mettre son savoir-faire au service de la société, elle change de cap en 2006, misant tout sur l’énergie solaire.

Martha Wyrsch, CEO, Vestas AmericasMartha Wyrsch, du vent dans le gaz (Vestas Americas)

Martha Wyrsch a la tête en l’air, mais pas dans les nuages. Présidente de Vestas Americas depuis 2009, après une carrière dans le secteur du gaz naturel, elle supervise 50 installations d’éoliennes en Amérique du Nord pour le compte du plus grand producteur mondial en la matière, le danois Vestas.

K'Lynne Johnson, CEO, Elevance Renewable SciencesK’Lynne Johnson, de la pétrochimie à la chimie verte (Elevance Renewable Sciences)

Un prénom de chanteuse de R’n’B, mais l’énergie d’un guitariste de heavy metal. En tant que PDG d’Elevance Renewable Sciences depuis 2005, K’Lynne Johnson a tourné le dos à une longue carrière dans la pétrochimie pour se consacrer à son alternative verte.

Denise Bode, CEO, American Wind Energy AssociationDenise Bode, le vent en poupe (American Wind Energy Association)

Denise Bode est considérée comme l’une des meilleures expertes américaines en politique énergétique nationale et en infrastructures. Après avoir assuré la promotion du pétrole au début de sa carrière, puis du gaz naturel, elle a choisi de tout donner à l’éolien depuis deux ans.

Lynn Jurich, Présidente, SunRun.Lynn Jurich, à la vitesse de la lumière (SunRun)

Nombre de consommateurs éco-conscients sont séduits par l’idée de l’énergie solaire, mais la trouvent trop chère. Lynn Jurich, 32 ans, a co-fondé SunRun, avant même la fin de ses études, pour justement les aider sur le plan financier.

Ann Marie Sastry, CEO, Sakti3.Ann Marie Sastry, au coeur de l’automobile (Sakti3)

Sakti3 est un fabricant de batteries lithium-ion pour véhicules extrêmement prometteur. Ses valeurs : innovation et efficacité. Et son véritable moteur, sa source d’impulsion : Ann Marie Sastry, fondatrice, PDG, et… docteur en mécanique bien sur !

Anna Rath, CEO, NexSteppe.Anna Rath, le goût de l’indépendance (NexSteppe)

Il y a quelques mois, Anna Rath fondait NexSteppe. Un nouveau concurrent bioénergétique à son ancien employeur Ceres Inc était né. Le risque de passer d’un poste de vice-présidente dans une entreprise affirmée à celui de PDG d’une start-up avec. Insouciance ou assurance?

Nancy Floyd, Fondatrice et DG, Nth Power.Nancy Floyd, pionnière et visionnaire (Nth Power)

Depuis sa création par Nancy Floyd en 1993, la société d’investissements Nth Power a aidé au développement de nombreuses start-up à succès dans le domaine du développement durable. Une énième réussite pour sa fondatrice, véritable visionnaire pour le bien de l’environnement.

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