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Chez TerraCycle, les déchets, ça n’existe pas!

/ Amérique du nord

Recycler autant de déchets que possible dans les environs, c’est l’initiative de TerraCycle proposée à ses stagiaires pour faire passer un message : les déchets, ça peut être ludique.

Un mur de bouteilles, des haut-parleurs, des sacs à main, la liste des créations imaginées par le personnel de TerraCycle n’en finit pas . Cette entreprise “de développement de solutions contre les déchets” fait des ramassages dans des compagnies d’emballages, de chips, de bonbons ou de dosettes d’expresso et les transforme en nouveaux objets revendus dans les grandes chaînes de supermarchés.

Tiffany Threadgould, la manager de l’équipe de designers chez TerraCycle, confirme que les possibilités sont sans fin. En trois ans, elle a développé plusieurs produits-phare, et créé des ateliers pour aider les gens à l’imiter. En Hongrie, elle a appris à 700 employés d’une entreprise de nourriture pour animaux à tisser des portemonnaies dans des sacs de croquettes. Elle a aussi sa propre compagnie, RePlayGround, par laquelle elle vend de l’art recyclé en kit (bouteilles-lampes…) et un livre “ReMake it !” pour faire changer la façon dont les gens considèrent les déchets.

Des murs en bouteilles

Tiffany a d’ailleurs refait la décoration des bureaux de TerraCycle pour être en accord avec ses principes. L’horloge est faite de touches de clavier, d’une roue de vélo et de ciseaux, et les chaises ont été recouvertes d’emballages de jus de fruit. Les tables sont faites de vieilles portes (certaines ont encore une sonnette !) posées sur des extincteurs usagés. Les bureaux sont séparés par des disques 33 tours, et les salles de réunion ont des murs en bouteilles en plastique.

Les créations de Tiffany attirent de gros partenaires pour TerraCycle, qui a connu des difficultés mais réalise cette année ses premiers (petits) profits. L’équipe de designers devrait s’agrandir très bientôt pour pouvoir répondre à la demande, comme par exemple celle du restaurateur Dennis Foy à Philadelphie. Celui-ci a commandé un restaurant concept, entièrement conçu par TerraCycle, de l’image de marque au décor.

Matière première à portée de main

Les designers ont ouvert leurs horizons en créant des œuvres d’art, dont une horloge faite en tests de grossesse. Et lLeurs partenaires jouent le jeu. Kraft Foods, le géant américain de l’alimentaire, va ainsi recevoir un tissu fabriqué à partir d’un de ses emballages, le “lunchables”, pour revêtir sa salle de réunion du même nom.

A quelques pas des bureaux se trouve l’entrepôt de la compagnie, rempli de packs de jus d’orange vides dont l’odeur pique un peu le nez, de piles de circuits électroniques, de sacs de chips et de pots de yaourt. Les écoles et communautés sont les principaux alliés de TerraCycle, servant de points de collecte pour les déchets. Malgré le côté écolier “atelier travail manuel”, c’est ici que les designers viennent chercher l’inspiration. Leur péché mignon : les déchets sans marque, “parce qu’on finit par manquer d’inspiration avec seulement des sacs de M&Ms !”

nytimes.com

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