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Développement du tourisme communautaire dans le plus grand désert salé du monde

/ Amérique du sud

Dans le Salar de Uyuni, plusieurs villages offrent la possibilité aux touristes de venir partager le quotidien de leurs habitants, dans des conditions souvent sommaires. Une aventure humaine qui permet de découvrir une autre réalité, parfois difficile, récompensée par des paysages d’une beauté époustouflante.

Il y a de l’intérêt pour le tourisme communautaire, pour vivre avec les gens de la campagne, partager leur déjeuner et leur dîner. Les familles construisent une ou deux chambres avec des lits afin de cohabiter avec leurs visiteurs.

Rosa Pérez, présidente de la Chambre régionale de tourisme d’Uyuni, est le premier témoin du phénomène. Les voyageurs attirés par cette expérience bénéficient durant leur séjour des mêmes conditions de vie que leurs hôtes : ni Internet, ni téléphone, ni douche, ni réfrigérateur.

Le sel du désert d’Uyuni abrite pourtant un véritable trésor : l’une des principales réserves mondiales de lithium, un métal utilisé dans la fabrication des batteries. Mais la plupart des habitants de la région ne disposent pas de l’électricité. Les installations sanitaires sont elles aussi extrêmement rudimentaires, les toilettes se résumant fréquemment à un trou creusé dans le sol.

11 euros par jour

Les visiteurs qui sauront s’accommoder de ce confort spartiate pourront néanmoins découvrir la blancheur immaculée du plus grand désert salé de la planète. Le Salar de Uyuni couvre plus de 10 000 km², et s’élève à 3600 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Les touristes pourront également participer aux activités communautaires comme la tonte des lamas. Dans le même cadre, ils pourront aussi voyager avec les caravanes transportant des blocs de sel, que les paysans partent échanger contre du maïs, des fèves ou des pommes de terre auprès d’autres communautés.

Ce système d’accueil chez l’habitant fonctionne déjà dans les villages d’Atulcha, de Villamar et de San Juan, et coûte 15 dollars (environ 11 euros) par jour. Les réservations s’effectuent à travers des agences touristiques de la région, qui redistribuent une partie des sommes aux communautés locales.

Dépaysements

Saeko Yuda, une Américaine d’origine japonaise qui vit depuis cinq ans en Bolivie, estime que les visiteurs étrangers sont de plus en plus nombreux à rechercher un véritable dépaysement. Désormais, c’est ici qu’elle conduit les groupes de touristes nippons à qui elle fait découvrir la région.

Le Salar de Uyuni abrite d’autres sites exceptionnels, comme les célèbres Laguna Colorada et Laguna Verde, des lacs rouge et vert qui doivent leur couleur et leur nom aux végétaux qui tapissent leur fond. Des hôtels aux murs et au mobilier de sel attendent également les visiteurs, au cœur même du désert salé.

fmbolivia.tv

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