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Des terres offertes aux agriculteurs brésiliens

/ Afrique

Le gouvernement mozambicain offre pas moins de 6 millions d’hectares dans le nord du pays pour que des agriculteurs brésiliens y plantent du soja, du coton et du maïs. Dès le mois prochain, 40 agriculteurs de la région du Mato Grosso rejoindront cette nouvelle frontière agricole du Brésil. Les conditions? Investir et employer 90% de main-d’œuvre locale.

Les terres mozambicaines sont proposées sous forme de concessions renouvelables de 50 ans, moyennant une somme modique de 37,50 meticais (environ 9 euros) par hectare et par an. Ce système de concession est pratiqué par de nombreux pays en Afrique. Il offre l’avantage de ne pas demander un fort investissement initial d’achat qui serait dissuasif. Carlos Ernesto Augustin, président de l’Association des producteurs de coton du Mato Grosso (Brésil) affirme :

Le Mozambique a une terre qui ne coute rien, sans réelles contraintes environnementales, et le transport vers la Chine est bien moins cher. Aujourd’hui, non seulement la terre est devenue chère dans le Mato Grosso mais en plus il est impossible d’obtenir une licence de déforestation. Qui va s’occuper de l’Afrique? Les Chinois, les Européens ou les Américains? Ce sont les Brésiliens qui connaissent le mieux ce type de terre.

Le ministre de l’Agriculture mozambicain, José Pacheco, ne dit pas le contraire :

Les agriculteurs brésiliens ont une expérience qui est la bienvenue. Nous voulons répéter au Mozambique ce qu’ils ont fait chez eux il y a 30 ans.

En effet, le projet s’inspire du programme “Prodecer” de coopération entre le Japon et le Brésil pour le développement du Cerrado, un type de savane très présent au Brésil. Dans les années 70 l’aide japonaise a permis au Cerrado de devenir une des régions agricoles les plus productives. L’idée est donc de répliquer cette coopération dans la savane mozambicaine.

Après le Mozambique, l’Afrique?

Le Brésil ne vise pas uniquement une expansion au Mozambique. Des consultants en agronomie vont commencer une tournée début 2012 pour attirer des agriculteurs vers le Sénégal, le Liberia, la Zambie, la Guinée et la Guinée Bissau. Les consultants vont étudier les plantations qui sont les plus adaptées à la savane, mais aussi les questions d’irrigation et de logistique. L’ambassadeur du Mozambique au Brésil, Murade Murargy, affirme :

Cela nous intéresse d’avoir des Brésiliens au Mozambique pour produire, parce que nous avons un grand déficit d’aliments.

Marco Farani, directeur de l’ABC (Agence Brésilienne de Coopération) ajoute :

La Chine est là-bas, mais juste pour extraire des richesses. Nous pouvons transférer de la technologie agricole et mener une stratégie qui peut nous conduire à être les leaders de l’économie verte.

folha.uol.com.br (compte nécessaire)

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