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Utiliser les réseaux sociaux pour contrôler les maladies contagieuses

/ Amérique du nord

L’hôpital de Boston refonde son site Internet de repérage des épidémies lancé il y a 5 ans. Les médias sociaux tels que Facebook ou Twitter vont être intégrés, pour une détection plus rapide.

En 2003, l’épidémie de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) a montré le point faible d’un monde débordé par son inter-connectivité. Les maladies mettent quelques jours ou semaines à se répandre quand il leur aurait fallu des mois il y a encore un siècle. En 2011, l’inter-connectivité devient un atout : Internet, et en particulier les sites comme Facebook ou Twitter sont des outils de prévention contre les nouvelles épidémies.

L’épidémie de SRAS faisait parler d’elle sur le net avant même que l’Organisation Mondiale de la Santé ne soit au courant. A un niveau moins grave, dès qu’un collègue attrape un rhume, on le sait par Facebook. C’est ce que John Brownstein, un épidémiologiste de l’hôpital de Boston, a remarqué et décidé d’utiliser pour améliorer son site Internet HealthMap (“Carte de la santé”).

La force du réseau

HealthMap existe depuis 2006 et scanne les sites Internet d’actualité, de témoignages ou gouvernementaux  à la recherche d’indices de possibles maladies contagieuses. La nouveauté de l’édition 2011, qui vient juste d’être inaugurée, c’est l’addition des sites sociaux du type Facebook dans le filtre de HealthMap.

Cette innovation donne une dimension plus individuelle aux informations collectées. Ces données sont disponibles par l’application “Outbreaks Near Me” (“Éruptions à proximité”) pour tenir le public informé des conditions de santé dans son entourage. C’est l’épidémiologie participative.

Effet “boule de neige”

L’idée a séduit plusieurs organisations qui ont repris le principe. L’université de Toronto finance Bio Diaspora, un projet de recherches qui utilise HealthMap et les informations en temps réel sur les voyages internationaux. Global Viral Forecasting, un groupe de prévision sanitaire, collecte des données sur le terrain en Chine, au Congo ou au Cameroun.

La grande difficulté pour les chercheurs reste de différencier le “bruit” de l’”information”. En 2009, HealthMap avait repéré des problèmes respiratoires au Mexique, précurseurs du H1N1. Mais il est toujours délicat de lancer l’alerte avant d’être sûr de ne pas crier au loup. M. Brownstein continue les recherches pour améliorer les calculs de son site.

HealthMap participe aussi à un programme éducatif créé autour du film américain “Contagion”, sur un virus H1N1 puissance 10, prévu pour septembre aux États-Unis. “Il faut discuter de ce genre de menace afin que les populations prennent les risques au sérieux sans être effrayés”, conclut John Brownstein. Lutter contre une épidémie est une bataille comme une autre : le tout, c’est d’être bien informé.

time.com

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