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Approbation d’un nouveau soja OGM

/ Amérique du sud

Après Monsanto et son soja “Round Up Ready”, c’est au tour de la firme Bayer de développer une semence transgénique capable de résister à de nouveaux pesticides. Ces graines seront mises sur le marché si les producteurs argentins acceptent de payer des royalties pour les utiliser.

Treize ans après en avoir reçu la demande, le ministère de l’Agriculture argentin a finalement autorisé Bayer à commercialiser deux nouvelles variétés transgéniques de soja LL (Liberty Link). Celles-ci sont résistantes au désherbant total à base de glufosinate d’ammonium développé par la firme.

L’Argentine rejoint ainsi le Brésil et les États-Unis, où des sojas OGM de seconde génération sont déjà à la vente. Lorenzo Basso, secrétaire argentin à l’Agriculture, se félicite d’offrir “plus de diversité aux producteurs de soja OGM, qui ne disposent actuellement que d’une seule variété de graines, développée par Monsanto.”

Bayer n’a pour l’instant pas confirmé la commercialisation des variétés approuvées et semble attendre que le gouvernement trouve une solution au différend qui l’oppose à Monsanto depuis plus de 15 ans. Le célèbre semencier n’a jamais réussi à faire breveter son herbicide à large spectre Round Up dans ce pays et réclame, sans succès, le paiement d’une redevance sur les exportations argentines.

Contourner les autorités

Dans le même temps, les industriels de la semence pourraient traiter directement avec les agriculteurs. A l’image de Monsanto, qui tente désormais de souscrire des accords privés avec les producteurs argentins, afin qu’ils s’engagent à payer des royalties correspondant aux nouvelles variétés qu’il compte mettre sur le marché.

Ce système de paiement, calqué sur celui en vigueur au Paraguay et au Brésil, a toutefois suscité l’indignation de la Fédération agraire argentine (FAA), qui accuse l’entreprise américaine de “pratiques de monopole.”

Actuellement, 98% du soja semé dans le pays est transgénique. L’or vert a permis aux Argentins de devenir les premiers producteurs mondiaux d’huile et de farine de soja, qui représentent la principale source de devises à l’exportation.

Impacts environnementaux négatifs

Mais après plus d’une décennie d’épandage continu de glyphosate (le Round Up), les mauvaises herbes sont devenues résistantes, obligeant les industriels à augmenter les doses et à développer de nouvelles variétés et de nouveaux herbicides.

Si ces biotechnologies, associées à la technique de semis direct (qui dispense de labourer la terre) ont permis de réduire notablement les coûts de production pour les agriculteurs, elles semblent aussi entraîner des problèmes sanitaires au sein des populations rurales, qui saisissent les tribunaux partout à travers le pays.

Oscar Domingo, président de l’Association des semenciers argentins (ASA), est quant à lui enthousiaste à l’idée d’encourager “une technologie qui permet à l’Argentine d’accomplir ce que le monde attend d’elle : produire beaucoup de nourriture.” Sans toutefois se demander quel sera le prix à payer pour cette course au rendement.

lanacion.com.ar

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