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Prolongation de la durée de vie d'un réacteur, indignation des écologistes

/ Amérique du sud

Pour Greenpeace, continuer de miser sur le nucléaire, c’est “ignorer Fukushima”. Un coup de colère qui fait suite à la signature par la présidente argentine de sept contrats avec une entreprise canadienne afin de prolonger de 30 ans la durée de fonctionnement de l’un des deux réacteurs civils du pays.

“Continuer de miser sur l’énergie nucléaire, c’est ignorer la catastrophe de Fukushima “, estime Mauro Fernández, responsable de la campagne “Climat et énergie” de Greenpeace. L’ONG demande au gouvernement argentin d’abandonner son programme nucléaire et d’éviter de tomber dans “le piège financier de l’énergie atomique, qui doit être subventionnée en permanence par les citoyens pour son fonctionnement”.

L’Argentine ne possède à l’heure actuelle que deux centrales nucléaires opérationnelles, mais s’est intéressée à cette technologie dès ses débuts. Le site Atucha I fut d’ailleurs le premier réacteur nucléaire d’Amérique latine et produit de l’électricité dans la province de Buenos Aires depuis 1974.

Dix ans plus tard, la centrale d’Embalse, située non loin de la ville de Córdoba, entrait en service à son tour. Les travaux envisagés par le gouvernement argentin devraient permettre d’augmenter la puissance de ce réacteur de 35 MW et de prolonger sa vie utile afin qu’il fonctionne pendant 30 années supplémentaires.

Un milliard d’euros

Pour cela, l’entreprise Nucleoeléctrica Argentina S.A. (NA-SA) a signé des accords avec Atomic Energy of Canada Limited (AECL). La firme canadienne est chargée de remplacer le système de refroidissement et les principaux composants du réacteur, pour un coût estimé à 444 millions de dollars (environ 316 millions d’euros).

Les travaux devraient durer cinq ans et concerneront aussi des entreprises locales. Celles-ci se verront proposer plus de 800 millions de dollars de contrats (568 millions d’euros). La facture totale de l’opération devrait ainsi atteindre 1366 millions de dollars (970 millions d’euros).

Par ailleurs, la nouvelle centrale Atucha II s’apprête à entrer en fonctionnement et devrait commencer la production d’électricité commerciale dès le début de l’année 2012. Loin de chercher des alternatives au nucléaire, l’Argentine compte développer rapidement une quatrième centrale, Atucha III, qui pourrait utiliser une technologie nationale. Une perspective d’avenir qui ne réjouit pas vraiment Mauro Fernández :

Fukushima a été un appel lancé aux gouvernements du monde pour qu’ils réévaluent les risques qu’implique l’énergie atomique, mais l’Argentine continue dans cette voie en ignorant les conséquences auxquelles doit faire face aujourd’hui le peuple japonais.

lavoz.com.ar

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