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Une maison bioclimatique qui se chauffe par le toit !

/ Amérique du sud

À Salta, la maison passive de l’architecte Marcelo Güizzo bénéficie d’un toit-capteur transparent conçu par l’Institut de recherche en énergies non conventionnelles (INENCO) qui récupère la chaleur du soleil et offre une température intérieure de 18 °C en plein hiver.

Construction en cours.

La maison bioclimatique de Marcelo Güizzo, à Salta, en cours de construction.

L’architecture bioclimatique est idéale pour diminuer la consommation d’énergie auxiliaire de chauffage sous les climats tempérés ou tempérés- froids offrant de bons niveaux de radiation solaire au cours de l’hiver, comme c’est le cas dans les vallées d’altitude de la province de Salta.

L’explication est signée Alejandro Hernández, de l’Institut de recherche en énergies non conventionnelles (INENCO). Avec son équipe, le chercheur a mis au point un toit-capteur capable de chauffer à lui seul une maison de 164 m² répartis sur deux niveaux, située près de Salta, dans la cordillère des Andes.

Pour obtenir de telles performances, le bâtiment bénéficie non seulement d’une excellente isolation, mais il récupère aussi au maximum la lumière du soleil sur sa longue façade nord (côté le plus ensoleillé dans l’hémisphère sud).

Surplus énergétique

Après trois années passées à évaluer l’efficacité énergétique de cette maison bioclimatique, les chercheurs estiment que lors de journées ensoleillées, le toit-capteur génère plus de chaleur que nécessaire pour maintenir une température intérieure de 22 °C. Ils envisagent désormais la construction d’un accumulateur de chaleur sous le toit, afin de profiter de cet excédent au cours de la nuit et des journées nuageuses.

Le toit-capteur est constitué d’un espace isolé situé sous le toit, recouvert de polycarbonate alvéolé transparent de 10 mm d’épaisseur. À l’intérieur, une simple tôle ondulée peinte en noir est positionnée selon un angle de 60 degrés afin de capter au mieux les rayons du soleil et de chauffer l’air circulant dans cette enceinte.

En briques traditionnelles

Tous les murs de la maison sont construits en brique pleine – un matériau traditionnel en Argentine – et mesurent 20 cm d’épaisseur. Pour diminuer les pertes de chaleur, l’isolation du bâtiment a été réalisée par l’extérieur, grâce à des panneaux de laine de verre recouverts de plaques rigides. De plus, la couche isolante est séparée du mur par un vide de 2 cm afin de supprimer les ponts thermiques.

Dernier détail, les portes et fenêtres sont toutes en bois et équipées de double vitrage, à l’exception de la façade nord ou un simple vitrage permet de maximiser la radiation solaire reçue.

Pour modéliser les échanges thermiques du bâtiment, les chercheurs ont utilisé le logiciel de simulation SIMEDIF, développé par l’INENCO. Cet outil est disponible en téléchargement gratuit sur le site de ce cabinet de conseil britannique spécialisé dans les domaines de l’énergie et des services.

clarin.com

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