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Un point sur l’Amazonie

/ Amérique du sud

Le 5 septembre a marqué la journée mondiale de l’Amazonie. Ce jour-là, en 1850, a été officiellement créée la Province de l’Amazonie (Amazonas en portugais). La plus grande forêt tropicale de la planète, d’une superficie de près de 5,5 millions de km², se partage entre 9 pays : Brésil, Pérou, Colombie, Venezuela, Équateur, Bolivie, Guyana, Surinam et Guyane Française. Le Brésil en possède 3 millions de km².

Biodiversité de l'Amazonie.

Aperçu de la biodiversité amazonienne : un singe capucin, un jaguar, un piranha, un toucan, un oiseau pêcheur, et une mygale. © Ana_Cotta, Jeff Kubina, Tambako the Jaguar (Flickr.com)

On a recensé en Amazonie 40 000 espèces de plantes. Mais la biodiversité est telle que des milliers restent encore à découvrir. Ce sanctuaire compte également de nombreuses variétés d’oiseaux, de primates, de rongeurs, de reptiles, d’insectes et de poissons d’eau douce. Un quart de la population de singes du monde est en Amazonie. On y trouve 300 espèces de mammifères, comme le jaguar ou le paresseux.

L’enjeu de la forêt amazonienne va bien au-delà des 9 pays qu’elle recouvre, il est mondial. Les principaux motifs pour veiller à sa préservation sont les suivants :

1. Son rôle de recyclage du carbone influence le climat mondial. Sur les 200 milliards de tonnes de gaz carbonique absorbés par la végétation tropicale mondiale, 70 milliards le sont par l’Amazonie.

2. La forêt amazonienne absorbe près de 10% des émissions globales de CO2 issus de l’exploitation des combustibles fossiles.

La déforestation en Amazonie.

En Amazonie, la déforestation continue. © Ana_Cotta (Flickr.com)

3. La région doit se comporter comme un “point d’inflexion” pour le climat global. D’après des études publiées en février 2010, par des scientifiques d’Oxford et de l’Institut Potsdam notamment, la forêt amazonienne est la seconde région la plus vulnérable aux changements climatiques après l’océan Arctique.

Le cycle est le suivant : plus la déforestation augmente, plus les émissions de CO2 augmentent, et plus les températures globales augmentent, entrainant des sécheresses.

4. Sa biodiversité immensément variée. Qui en fait la région la plus riche du monde en termes de ressources naturelles.

Situation actuelle

La forêt regroupe différentes sortes d’écosystèmes de forêts fermées, avec des arbres de 30 à 60 mètres de hauteur. Il est évident que toutes ces richesses attisent les convoitises. Les enjeux économiques sont importants, ils suscitent des disputes acérées entre les natifs indiens, le gouvernement et les industries nationales et internationales.

Il y a plus 200 espèces différentes d’arbres par hectare en Amazonie ! Certaines ont malheureusement déjà disparu sous les lames des tronçonneuses.

Indigènes de l'Amazonie.

Des indigènes se baignant dans le Rio Negro, l'un des nombreux affluents du fleuve Amazone. © Daniel Zanini H. (Flickr.com)

Plus de 60% des surfaces ainsi “découpées” ont été transformées en pâturages. Sur une autre tranche de 20% se trouve une végétation secondaire, c’est à dire en processus de régénération avancée. Quant à la surface restante, elle a été replantée avec des espèces exotiques.

Les pays se partageant l’Amazonie se sont réunis le 1er septembre afin de décider d’une position commune lors des négociations sur le climat à Rio de Janeiro, en juin 2012.

envolverde.com.br

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