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Une prolifération des déchets solides?

/ Amérique du sud

Le rapport « Panorama des résidus solides au Brésil » montre que la production de déchets solides a augmenté 6 fois plus que la population. Or la population brésilienne a augmenté de 1,5 millions de personnes en 2010, d’où des motifs d’inquiétude. D’autant plus que la quantité des résidus mal recyclés (car mal orientés) a elle aussi augmenté de 2 millions de tonnes par rapport à 2009.

 

 

 

 

Graffiti & Trash.

Vitória (sud-est du Brésil) : M. Graffiti ne voit pas d'un très bon oeil l'accumulation de déchets au coin de sa rue... © Vinicius Depizzol (Flickr.com)

 

 

 

 

Le « Panorama des résidus solides au Brésil » pour 2010 révèle que, l’année où a été créée la PNRS (Politique Nationale de Résidus Solides), la production et la destination finale des déchets a fait un pas un arrière. 
D’après l’étude, le volume de résidus solides urbains généré en 2010 est 6,8% supérieur à celui de 2009, atteignant 61 millions de tonnes.

Il ne faut pas chercher d’explication à cette hausse uniquement dans la croissance de la population. L’étude montre en effet que les résidus ont augmenté 6 fois plus que la population. Ce qui signifie que, l’an dernier, chaque Brésilien a généré en moyenne 378 kg de déchets.

Et les mauvaises nouvelles ne s’arrêtent pas là. Le « Panorama » conclut que la quantité de résidus solides urbains dont le recyclage est inadéquat a augmenté de 2 millions de tonnes par rapport à 2009. Soit 23 millions de tonnes envoyées vers des décharges qui, ne possédant pas de mécanismes adaptés au traitement et au stockage des déchets reçus, finissent par contaminer le sol et l’eau.

Disparités régionales

La région qui présente le plus mauvais indice de traitement des déchets est le centre-ouest, avec 71% des déchets mal traités, puis le nord-est avec 66%, le nord avec 65%, le sud avec 30% et le 
sud-est avec 28%. On note une fois de plus les disparités de développement entre le sud / sud-est et le reste du pays.

L’État de São Paulo est celui qui traite de la façon la moins mauvaise ses déchets. Mais il est aussi l’État qui en produit le plus : plus de 55 000 tonnes par jour ! Rio de Janeiro, qui occupe la seconde position du classement, produit environ 20 000 tonnes de déchets par jour.

Tout n’est pas perdu

Malgré les mauvaises nouvelles, le « Panorama des résidus solides » 2010 a quand même enregistré des résultats positifs : 
le volume de déchets collectés par les services publics de nettoyage du pays a augmenté de 7,7% par rapport à 2009, et la quantité d’initiatives de collecte sélective est aussi en hausse.

Actuellement, 58% des villes brésiliennes ont des projets de collecte sélective, même si les chiffres sont assez inégaux en fonction des région : 80% des villes du sud-est ont mis en place des programmes, contre moins de 30% dans le centre-ouest.

planetasustentavel.abril.com.br

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