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Invention d’une "Bourse Verte", une allocation de durabilité

Brésil / / Amérique du sud

Près de 18.700 familles vont commencer à toucher une “Bourse Verte” d’un montant de 300 R$ (130 euros) pour les inciter à une exploitation durable des ressources de la forêt.  Cette première expérience du gouvernement fédéral va coûter 10 millions de R$ cette année. La majeure partie des premiers bénéficiaires du projet vit en Amazonie, sur des terres concernées par la réforme agraire où ont été définies des unités de conversation.

Le profil tracé des premiers bénéficiaires du Programme “Bourse Verte”, qui commenceront à toucher les 300 R$ trimestriels en septembre, n’est pas celui d’une famille qui reste les bras croisés devant la forêt inviolée.

Ce sont des familles en situation d’extrême pauvreté, qui touchent déjà l’allocation “Bolsa-Família” (Bourse-Famille). Et surtout, qui font un usage durable de la forêt, au travers de l’exploitation du latex, des châtaignes, des huiles végétales, de l’açaï ou même du bois, et selon des critères fixés par des plans de gestion.

Annoncée conjointement avec un paquet de mesures de lutte contre la pauvreté extrême, en juin, la “Bourse Verte” sera versée à 18.772 familles qui ont été recensées par le ministère de l’Environnement. La présidente brésilienne Dilma Rousseff a remis solennellement les premières bourses le 5 septembre, à Manaus. D’ici à la fin de l’année, 70% des familles recensées recevront les paiements.

Réforme agraire et respect de la forêt

La majorité de ces familles (11.113) vit sur des terres concernées par la réforme agraire, en Amazonie. Pour cette première étape, 74 colonies ont été sélectionnées, la plupart dans l’État du Pará. Les autres bénéficiaires (7.559 familles) ont été sélectionnés parmi 30 unités de conservation qui autorisent les activités d’extraction et d’exploitation de bois dans les États de l’Amazonas, d’Acre, du Pará, de Maranhão et de Rondônia.

La condition pour recevoir les 300 R$ tous les trois mois est de respecter les règles d’exploitation durable de la foret, définies par les plans de gestion ou de développement, ou encore par des contrats de concession de droit d’usage.

Le respect de ces exigences sera régulièrement suivi au moyen d’images satellitaires et par des contrôles du Centre de gestion opérationnelle du système de protection de l’Amazonie (Censipam), organe du ministère de la Défense. Une première étude menée sur 6 projets a détecté 88 km2 de déforestation pour une surface totale de 6.500 km2.

estadao.com.br

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