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Décès de la prix Nobel de la Paix Wangari Maathai

/ Afrique

La kényane Wangari Maathai, prix Nobel de la paix en 2004, est décédée hier à l’âge de 71 ans des suites d’un cancer. Très engagée en faveur de l’environnement, elle a fondé il y a plus de 30 ans le « Greenbelt movement » dont la principale mission est de planter des arbres en Afrique.

«C’est avec une immense tristesse que la famille du Pr Wangari Maathai annonce son décès survenu le 25 septembre 2011 après un long et courageux combat contre le cancer», annonce le site internet du « Greenbelt movement ».

Dans une interview accordée à 20 minutes en 2006, elle expliquait la mission d’éducation de son mouvement fondé en 1977 : « Tout d’abord, nous informons les communautés de fermiers qui vivent autour du massif. Leur survie dépend de cette forêt, et pourtant ils coupent les arbres pour planter des cultures et avoir du bois de chauffage. Or, si vous détruisez votre environnement, si vous coupez les arbres, vous devenez vulnérable au moindre changement climatique. Développement durable et lutte contre la pauvreté sont liés. A ceux qui veulent couper les arbres pour cultiver la terre, je dis : « Aujourd’hui, tu as faim. Mais demain, tu seras mort. Dieu ne fait pas de miracle. »

En 2004, cette militante s’était vu attribuer le prix Nobel pour le travail de son «Mouvement de la ceinture verte», devenant ainsi la première femme africaine à recevoir cette récompense. Le jury avait alors motivé son choix en louant son « approche holistique envers le développement durable, qui englobe la démocratie, les droits humains et en particulier ceux de la Femme ». Son mouvement, connu pour la plantation d’arbres en Afrique, vise en effet à promouvoir la biodiversité tout en créant des emplois pour les femmes et en valorisant leur image dans la société. Cette organisation a planté depuis 1977 près de 40 millions d’arbres sur le continent. Wangari Maathai, biologiste de formation, a également été secrétaire d’Etat kényane à l’environnement entre 2003 et fin 2005.

Dans son autobiographie publiée en 2006 intitulée «Insoumise: l’histoire d’une femme. Celle qui plante des arbres », elle racontait comment, sous l’effet du changement climatique notamment, l’environnement s’était dégradé dans sa région du Mont Kenya. Mais au-delà de son pays natal, Wangari Maathai avait étendu son combat pour l’environnement à toute l’Afrique. Ces dernières années, la militante s’était investie dans la sauvegarde de la forêt du Bassin du Congo en Afrique centrale, deuxième massif forestier tropical au monde.

Interview de Wangari Maathai et reportage au Kenya ci-dessous en anglais

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