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Le retour en grâce du poisson-diable

/ Amérique du nord

Derrière son apparence effrayante, cette espèce originaire de l’Amazone cache des propriétés nutritionnelles insoupçonnées, notamment une teneur importante en oméga 3. Malgré les craintes liées à la prolifération de cette espèce invasive, les experts se réjouissent aujourd’hui des bénéfices qu’elle pourrait apporter.

Très apprécié des aquariophiles, le poisson-diable doit son nom à son allure redoutable, notamment à ses épines dorsales et aux plaques osseuses qui recouvrent son corps. Aussi connu sous le nom de pléco, il a peu à peu colonisé les lacs et les rivières des états de Tabasco, du Chiapas et de Michoacán, aux dépens d’autres espèces commerciales.

La retenue d’eau d’Infiernillo, située sur le fleuve Balsas, fut l’un des premiers lieux envahis par cette espèce et contiendrait aujourd’hui quelques 500 000 tonnes de poissons.

L’inquiétude a pourtant fait place à l’optimisme, après l’annonce de spécialistes de l’Institut de recherches agricoles et forestières (IIAF), affirmant que cet envahisseur offre un potentiel important pour l’élaboration d’une large gamme de produits alimentaires.

Fameux en Amérique du sud

Riche en acides gras oméga 3, le poisson-diable peut être consommé en filets, ou servir à préparer des concentrés protéiques, du surimi et des farines utilisées en compléments alimentaires pour l’élevage.

Pour en savoir plus sur cette espèce, le chercheur Carlos Cristian Martínez Chávez n’a pas hésité à partir explorer les affluents de l’Amazone, en Colombie, au Brésil et au Pérou. Là-bas, il a rencontré de nombreuses communautés qui consomment ces animaux en grande quantité, à tel point que par endroits l’espèce est menacée et sa pêche réglementée.

Au Brésil, le poisson-diable est un mets apprécié, qui sert aussi à préparer des aliments pour enfants, en raison de sa haute teneur en protéines.

Livre de recettes

Le poisson-diable est un herbivore appartenant à la grande famille des poissons-chats ; il se nourrit de micro-algues qu’il filtre à travers ses branchies. Ce sont ces végétaux microscopiques qui constituent la principale source d’oméga 3 de son alimentation.

Les chercheurs de l’IIAF tentent désormais de convaincre la population des bienfaits de cette espèce invasive et ont rédigé pour cela un ouvrage comportant 50 recettes glanées dans différentes région d’Amérique du Sud, puis adaptées à la gastronomie mexicaine.

Financé en partie par le Conseil National de Sciences et Technologie (COECyT), le projet prévoit aussi l’organisation de formations s’intéressant aux différents débouchés de cette nouvelle ressource alimentaire.

invdes.com.mx

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