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Green et vert

Un jardin 5 étoiles sur le toit du Royal York Fairmont

/ Amérique du nord

Depuis plus de 10 ans, le Royal York Fairmont mène un plan d’action durable qui touche aussi bien le recyclage, que la réduction de consommation d’eau, d’énergie ou encore de produits chimiques, en utilisant entre autres des produits alimentaires bio. Mais attention ces deniers sont cultivés sur les toits !

Agriculture urbaine et CN Tower.

Agriculture au premier plan, CN Tower à l'arrière-plan. © Christine Lacaze

Un potager suspendu face à la CN Tower

Tous ses produits bio proviennent d’une culture locale qui se trouve… sur le toit de l’hôtel. Un jardin de légumes et d’herbes aromatiques unique en son genre à Toronto, en plein ciel, face à la CN Tower. Cet oasis, préservé du vent par les gratte-ciel voisins, est dorloté par les cuisiniers, les marmitons et le chef de l’établissement.

Ici, tout est 100% biologique. Nous y retrouvons fraises, lavande, tomates, livèche, raifort, bette à carde, fleurs comestibles, herbes en tous genres et six variétés de laitue. Ils se sont même lancés dans l’aventure fruitière en introduisant deux vignes et un figuier. Et toute la récolte finit dans les assiettes des restaurants de l’hôtel. Le chef Tim Palmer explique avec le sourire :

Vous ne pouvez pas trouver de fournisseur aussi proche de chez vous que celui situé sur votre propre toit.

Une reine et ses abeilles

Apiculture à l'hôtel. © Norm BettsMais le plus exceptionnel est que ce jardin suspendu du Royal York Fairmont vibre, depuis trois ans, au son de six ruches d’abeilles. Les 3 premières reines ont été introduites en juin 2008 et les 3 suivantes en juillet 2009. Chaque saison une moyenne de 480 livres de miel est récoltée dans les ruches. Un miel qui est bien évidemment servi aux tables de l’hôtel.

Tim Palmer pense que l’apiculture est l’évolution naturelle de ce type de jardin sur toit. Le développement d’une apiculture urbaine permet aussi de favoriser la pollinisation par les abeilles dans les îles voisines de Toronto et les parcs de la ville. Il faut rappeler qu’en butinant, les abeilles effectuent 80% de la pollinisation des fleurs et nous permettent de manger fruits et légumes.

La problématique de leur déclin au cours des dernières années est donc devenue un enjeu environnemental majeur. Leur réintroduction dans les villes pourrait être une étape pour leur survie comme le confirme Cathy Kozma, porte-parole de la coopérative des apiculteurs de Toronto :

Leur présence améliore significativement la biodiversité de la ville puisqu’elle contribue à la pollinisation de milliers de plantes. Plus les abeilles butinent, plus il y aura de pollinisation. On peut alors améliorer l’ensemble de l’écosystème du centre-ville et encourager les jardins sur les toits en cultivant plus de fleurs, de plantes saines et de fruits.

D’autres hôtels de la chaîne Fairmont suivent cette initiative, ainsi que le Château Frontenac à Québec, ou encore l’Hôtel Vancouver. Ainsi, nous voyons verdoyer de plus en plus de toits où s’activent des abeilles vrombissantes. Auraient-ils eu la piqûre ?

 

 

Christine Lacaze

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Derniers commentaires

  1. el hafed boulhilt

    bjr je sui un président d’une coopérative apiculture,nous somme 4homme et 3femme ,2homme avec diplom agricole apiculture depuis 3 ans on chérche des group apiculture pour visité chez nous et conaitre a nous bcp des chouse pour les riche ,merci a vous