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Le haricot transgénique va être mis sur le marché

/ Amérique du sud

La Commission nationale de biosécurité a approuvé le 1er produit de ce genre dans le monde. Mis au point par l’Embrapa (Entreprise brésilienne de recherche en agriculture et élevage), ce haricot OGM devrait débarquer sur le marché dans 2 ans.

« C’est un grand pas pour la science brésilienne « , affirme le responsable du projet, le chercheur Francisco Aragão. « Une preuve, également, pour de nombreux chercheurs qui pensaient le contraire, que nous pouvons développer toutes les étapes d’un tel projet dans notre pays « , complète-t-il.

La nouvelle variété de haricot résiste à la mosaïque dorée, une maladie identifiée au Brésil dans les années 50 et qui représente aujourd’hui une des épidémies majeures subies par l’agriculture en Amérique latine. La perspective est que le produit soit disponible pour le consommateur dans deux ans.

La Commission nationale de biosécurité (CTNBio) a approuvé le haricot transgénique par 15 votes « pour » contre 2 abstentions et 5 demandes de compléments d’information.

On ne sait pas encore si l’Embrapa demandera des royalties pour cette innovation. La tradition veut que les améliorations faites sur les cultures ne fasse pas l’objet de taxe, surtout si elle destinée à des petits et moyens agriculteurs.

Réduire les pertes

Transmise par virus, la mosaïque dorée est rencontrée dans diverses plantations du pays. On estime les pertes provoquées par cette maladie entre 80 000 et 280 000 tonnes par an, quantité suffisante pour nourrir jusqu’à 10 millions de personnes. M. Aragão insiste :

L’utilisation d’une semence résistante à la maladie peut éviter des  pertes, réduire les importations et garantir la présence de l’aliment dans l’assiette des Brésiliens.

Il faut rappeler que le haricot (rouge ou noir) fait partie, avec le riz, de l’alimentation de base du Brésilien. Francisco Aragão observe que, chaque fois que le prix du produit augmente, sa consommation diminue.

11 ans de recherches

Les recherches sur la variété transgénique ont commencé en 2000. 3,5 millions de R$ [1,5 million d’euros] ont été investis. Presque 100 personnes et 10 instituts de recherches ont participé au projet. Le président de la CTNBio, Fernando Paiva, s’en félicite :

Cela va grandement faciliter la vie des producteurs, qui, pour éviter les risques de contamination des plantations, utilisaient d’énormes quantités d’insecticides. L’introduction de cette plante aura un impact économique, social et alimentaire positif.

M. Paiva affirme que la nouvelle espèce a une composition chimique exactement égale au haricot non transgénique, et assure qu’il n’y a pas de risque de contamination pour la communauté :

Une séparation de 10 mètres entre les diverses plantations est suffisante pour éviter ce risque. Les chercheurs ont fait quelque chose d’équivalent au vaccin, en potentialisant le système de défense de la plante.

estadao.com.br

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