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La mauvaise qualité de l’air surcharge le système de santé

/ Amérique du sud

Si le Brésil menait de bonnes politiques publiques en termes de qualité de l’air dans ses grandes villes, il économiserait les quelques milliards dépensés pour son système de santé. Le constat est évident et intervient au moment où la présidente Dilma Roussef soutient la création d’un nouvel impôt destiné à financer un système de santé dont les carences ne sont pas dignes du nouveau statut du pays.

Air pollué au Brésil.

Au premier plan, le drapeau brésilien flotte dans le flou du smog de Rio. Sur les collines, derrière, on distingue à peine la statue du Christ Rédempteur. © CMRF_Crumlin (Flickr.com)

Le gouvernement fédéral brésilien semble préférer détériorer encore plus la qualité de l’air que de créer des problèmes supplémentaires pour Petrobrás et la consommation de combustibles fossiles. A l’opposé, il ne vient pas en aide à un des rares exemples de développement industriel automobile national qu’est le moteur “flex” (bicombustible – essence et éthanol).

Le prix de l’essence est le seul qui ne subit pas d’inflation depuis des années. Le diesel ne respecte pas les règles sur la teneur en soufre. Malgré tout cela, le gouvernement a trouvé le moyen de diminuer la proportion d’alcool dans l’essence de 5%. Et pour finir, il diminue aujourd’hui le “Cide”, impôt qui pèse sur les combustibles fossiles, augmentant ainsi les subventions accordées aux énergies à fortes émissions de carbone.

Toutes ces décisions ont un impact direct sur la qualité de l’air et l’augmentation des cas de maladies pulmonaires, cardiovasculaires et des cancers du poumon. Le coût humain est incalculable. Le coût pour la santé publique est immense.

Pour une vraie politique publique des transports

Dans ce contexte, réclamer plus d’argent pour la santé publique est une contradiction totale. Car dans le même temps, le gouvernement contribue à l’augmentation de ces coûts, sans pour autant sauver de vies ou améliorer le bien-être de la population.

Il faut de bonnes politiques : celles qui réduisent les accidents de la route, améliorent la qualité de l’air, incitent à utiliser des combustibles moins nocifs pour la santé, ôtent les subventions accordées à l’économie fossile, améliorent les transports publics, principalement les véhicules électriques (métros, trains, tramways et bus électriques), suppriment les incitations à l’usage de la voiture particulière sur de courtes distances.

Comme il n’y a pas de politiques publiques dans ce sens, ce n’est pas une surprise de constater que la pollution de l’air des grandes villes brésiliennes dépasse largement les limites tolérables établies par l’OMS.

ecopolitica.com.br

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