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Un modèle à suivre pour sortir de la crise

/ Amérique du sud

Pour le directeur de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), Juan Somavía, les vieilles recettes du FMI ont démontré leur inefficacité, et les gouvernements européens feraient mieux de s’inspirer des politiques sociales développées en Amérique latine et en Asie pour enrayer la montée du chômage.

“Nous allons démontrer que depuis l’Amérique latine nous pouvons avoir une vision économiquement productive, une croissance réelle et consolidée, en nous appuyant sur la protection sociale pour créer plus d’emplois, mais aussi plus d’équilibres”, affirme Juan Somavía, en visite à Paris fin septembre 2011 à l’occasion d’une réunion de travail du G20. Le diplomate chilien, à la tête de l’OIT depuis 1999, ajoute :

En Europe, les équilibres sont rompus. La seule préoccupation est de garder la confiance des marchés financiers, mais c’est oublier que c’est la confiance de la population qui donne sa véritable stabilité à une société.

Le directeur de l’Organisation Internationale du Travail estime que “dans les pays dont l’endettement est très élevé, la consolidation fiscale peut s’avérer nécessaire, mais elle doit avoir lieu d’une manière socialement responsable, en donnant la priorité aux défavorisés et en maintenant le système de sécurité sociale de base.”

Virage à gauche décisif

Juan Somavía remarque que la situation actuelle est inédite. Car les pays émergents, notamment d’Amérique latine, sont sortis plus vite de la crise que les nations développées. Après le grand virage à gauche opéré par la plupart des gouvernements de la région, beaucoup d’entre eux ont privilégié des politiques sociales plus marquées, en particulier pour affronter la crise.

Pour le directeur de l’OIT, c’est ce phénomène qui a permis de recréer des emplois plus rapidement. Il rappelle en revanche les effets catastrophiques des politiques libérales imposées par les pays riches à l’Amérique latine dans les années 1980, puis à l’Asie dans les années 1990, à qui l’expérience a servi de leçon :

Tous les pays latino-américains et asiatiques se sont rendus au FMI pour dire : “Merci beaucoup pour vos crédits. Tenez, et ne nous prêtez plus rien, parce que nous disposons de la liberté d’action permettant d’appliquer les politiques que nous considérons appropriées et nécessaires.”

Pour Juan Somavía, il est grand temps que les pays européens commencent à s’intéresser à ce qui se passe hors de leurs frontières : “Les nations développées donnent l’impression de tout ramener à elle ; elles se regardent un peu trop le nombril, sans réussir à comprendre les expériences des autres pays.”

telam.com.ar

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