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La situation des populations rurales inquiète l'ONU

/ Amérique du sud

Les spécialistes des Nations Unies préconisent une intervention de l’État pour mettre fin à la concentration des terres agricoles par une minorité, accusée de favoriser la pauvreté chronique et d’entretenir le conflit armé dans les campagnes colombiennes.

Village colombien.

Les villages colombiens connaissent une activité plus faible que les zones urbaines. © laloking97 (Flickr.com)

Le rapport “Colombie rurale : des raisons d’espérer”, élaboré dans le cadre du programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), signale que 50% de la grande propriété est concentrée entre les mains de 1,15% de la population seulement.

L’étude s’intéresse aux indices de développement humain de la région et révèle que le coefficient d’inégalité en Colombie est l’un des plus élevés d’Amérique latine, atteignant par exemple 0,85 (1 étant la valeur d’inégalité maximale du “coefficient de Gini“). On peut lire dans le rapport :

“Tout le système de possession des terres et la structure agraire du pays empêchent et compliquent le développement humain”, peut-on lire dans le rapport. Alors que la pauvreté touche 45,5% de la population urbaine, cette proportion grimpe à 64,3% à la campagne. Or, les Colombiens sont près de 31% à vivre en zone rurale.

Groupes armés

Le PNUD considère qu’à l’heure actuelle, la possession des terres est la principale source de conflits entre “investisseurs, propriétaires terriens, narcotrafiquants et groupes armés illégaux qui provoquent spoliations, déplacements forcés et concentrations de la propriété.” Cette situation entraîne une sous-exploitation des terres agricoles, avec seulement 4,9 des 21,5 millions d’hectares disponibles utilisés, soit 22,7%.

Les experts du PNUD encouragent l’État à mener à bien une “réforme agraire transformatrice” qui modifierait le système de possession des terres. Bruno Moro, représentant du PNUD en Colombie, souhaite que le rapport qui sera officiellement remis au président Juan Manuel Santos puisse “attirer l’attention et offrir plus de visibilité au secteur rural, qui peut produire et contribuer de manière significative à l’économie et au développement.”

Après presque un demi-siècle de conflits meurtriers entre guérilleros révolutionnaires et groupes paramilitaires d’extrême droite, une loi historique a tout de même vu le jour en juin 2011 pour dédommager les victimes de la guerre. Elle devrait permettre de restituer plus de 2 millions d’hectares aux paysans ayant dû abandonner leurs terres sous la pression des groupes armés.

elespectador.com

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