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Evo Morales, sur la route de l’impopularité

Bolivie / / Amérique du sud

Opposés à la construction d’une route traversant leur territoire, des Indiens d’Amazonie ont été violemment réprimés par la police, provoquant l’émoi de la population. Malgré la démission de plusieurs membres du gouvernement et la suspension provisoire des travaux, la détermination des manifestants reste intacte.

La marche de protestation en direction de La Paz se poursuit. Les manifestants veulent exiger d’Evo Morales qu’il abandonne définitivement un projet de route financé par le Brésil, qui relierait les départements de Cochabamba et du Beni. L’annonce a été faite par Fernando Vargas, président du Territoire Indigène du Parc National Isiboro Sécure (TIPNIS), qui considère insuffisante la proposition de consultation consentie par le président :

Les communautés autochtones ont indiqué qu’elles refusaient que la route passe par le TIPNIS. Alors, pourquoi une consultation ? Nous ne croyons pas en la proposition du gouvernement.

Arrivés à proximité du village de Yucumo après plus d’un mois de marche pacifique, les Indiens du TIPNIS ont essuyé une violente attaque menée par les forces de l’ordre. Près de 500 policiers ont pénétré leur campement et n’ont pas hésité à employer leurs matraques ainsi que des gaz lacrymogènes pour emmener de force des femmes et des dirigeants du groupe dans les prisons des localités voisines.

Chasse aux coupables

C’est grâce au soutien des habitants de Rurrenabaque, en Amazonie, que les manifestants ont pu être libérés avant que la police n’ait le temps de les envoyer par avion vers une autre région, pour tenter de mettre fin à leur mouvement. Ces événements ont sérieusement terni l’image d’Evo Morales, lui-même d’origine Aymara, jusqu’alors considéré comme un défenseur inflexible des peuples autochtones.

Malgré une intervention télévisée au cours de laquelle le président bolivien a affirmé ne pas avoir ordonné la répression contre les manifestants, les sondages révèlent une dégringolade de sa popularité auprès des classes populaires. L’heure est désormais à la recherche de coupables, et après la démission lundi 26 septembre de Cecilia Chacón, ministre de la Défense, deux hauts fonctionnaires viennent à leur tour d’annoncer qu’ils quittaient le gouvernement.

Juan del Granado, président du Mouvement Sans Peur (MSM) et ancien allié politique d’Evo Morales, a également fait savoir qu’il intenterait deux actions en justice contre le gouvernement. L’une pour avoir signé de manière supposément “illégale” le contrat de construction de la route, et l’autre pour avoir ordonné la violente répression contre les opposants au projet.

efeverde.com

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