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Green et vert

Composter à la maison

/ Amérique du sud

L’idée n’est pas nouvelle. Valoriser les déchets organiques, qui constituent le tiers de nos poubelles, est devenu un geste vert tendance, plébiscité par les écolos de tous bords. Pourtant, la volonté individuelle est parfois vite dépassée par ce compost qui ne prend pas et sent mauvais. Aussi, quand les communes aident les citoyens à franchir le cap, il y a de fortes chances que la réussite soit au rendez-vous. Reportage dans les îles de Guadeloupe.

Dans ce département d’outre-mer, les opérations de promotion du compostage à domicile ne datent pas d’aujourd’hui. En 2009, lors de la Semaine du Développement durable, une association et une Maison de l’insertion ont uni leurs efforts afin de faire une démonstration grand public de fabrication de composteur, et d’en expliquer le fonctionnement.

Par la suite, en novembre 2009, la collectivité de Saint-Martin a été l’une des premières à proposer aux citoyens de s’équiper gratuitement en composteurs à domicile, afin de “participer activement à la réduction des déchets ménagers.”

Plus récemment, des opérations de promotion du compostage domestique ont eu lieu dans deux communes de Guadeloupe, Baie-Mahault et Le Moule, et se dérouleront bientôt dans la communauté de communes de Marie-Galante. L’initiative, portée par le Conseil général, l’Ademe et l’Europe, s’inscrit dans le cadre du Plan départemental des déchets ménagers et assimilés (PDEDMA), dont l’objectif est de diminuer le contenu des poubelles.

Une pratique de plus en plus populaire

Les foyers volontaires se voient remettre gratuitement un composteur, participent à une réunion lors de laquelle ils officialisent leur engagement grâce à une charte qu’ils signent. Vient ensuite le temps de la pratique : trier, remuer et laisser reposer. Autant d’opérations indispensables pour obtenir un bon compost.

10% des ménages volontaires devront également peser les déchets mis dans le compost afin de quantifier le “gain” de ce qui n’a pas été jeté dans la poubelle classique. Seul bémol, pour participer à ces opérations, il faut habiter une maison dont le jardin a une surface minimale de 100 m2.

S’il est trop tôt pour faire le bilan de ces opérations, le dernier sondage du quotidien local, France-Antilles, laisse à penser qu’il est nécessaire de poursuivre le travail entamé : 93% des lecteurs seraient prêts à s’équiper d’un composteur à domicile si leur commune le leur permettait.

Mémento pour un engrais naturel, riche et gratuit :

Étape n°1 : mettre les épluchures dans une petite poubelle prévue à cet effet dans la cuisine.

Étape n°2 : vider régulièrement le contenu de cette poubelle dans un bac à compost en contact avec le sol et muni d’un couvercle.

Étape n°3 : le compost est en train de se faire. Le remuer régulièrement et l’utiliser comme engrais 4 à 6 mois plus tard.

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