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Vers un recyclage systématique des e-déchets pour exploiter la “mine urbaine”

Le système de recyclage de l’électroménager va être modifié et étendu au petit électronique. L’exploitation des dictionnaires digitaux, téléphones portables et consoles de jeu le plus souvent incinérés aujourd’hui devrait permettre de récupérer de fortes quantité de métaux précieux : une vraie mine d’or, mais dont le développement est bon pour l’environnement !

Aujourd’hui, le gros électroménager est obligatoirement recyclé dans l’archipel. C’est le consommateur qui doit s’acquitter d’une “taxe recyclage” lorsqu’il se sépare de son matériel usagé. Un projet de loi qui devrait entrer en vigueur en 2014 prévoit de faire passer la charge de la collecte des appareils aux administrations locales, mais surtout d’étendre l’obligation de recycler au petit électroménager.

Naturellement une bonne nouvelle pour l’environnement, puisque les près de 800 000 tonnes d’appareils électroniques jetés chaque année sont aujourd’hui la plupart du temps enfouis ou incinérés. Mais c’est aussi une bonne nouvelle pour l’approvisionnement en métaux rares et précieux du pays. On estime à 284 000 tonnes le total de ces métaux qui s’envolent dans la nature au lieu d’être recyclés. Ce que certains appellent la “mine urbaine” représente un montant de 87,4 milliards de yens [près de 826 millions d’euros] gaspillés chaque année.

Importance stratégique des terres rares

Le gouvernement japonais est sensible à la récupération des métaux rares. En effet la Chine, qui est le principal exportateur de ces métaux, a prouvé par le passé qu’elle était prête à rationner voir stopper cette activité pour des raisons politiques. La diplomatie des terres rares est un danger pour l’économie de haute technologie japonaise, puisque toute cette industrie a un besoin vital de ces éléments.

La difficulté de récupérer les métaux rares dans de petits objets électroniques est telle que beaucoup s’interrogent sur la viabilité de la mesure. Mais certaines sociétés à la pointe de la technologie ont les ressources pour le faire à un prix raisonnable. Reste le problème de la collecte, qui devrait être assuré par l’administration. Rendez-vous en 2014 pour voir comment le Japon réussit à mettre en place cette mesure bienvenue.

mainichi.jp

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