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On a retrouvé le poisson à trois yeux des Simpsons près d’une centrale nucléaire

Argentine / / Amérique du sud

Surprise et inquiétude dans la région de Córdoba, après que des pêcheurs aient attrapé un poisson à trois yeux dans le lac utilisé pour refroidir une centrale nucléaire. Anomalie naturelle ou mutation due à la radioactivité ? Le point de vue des biologistes.

Ce n’est pas dans le lac de Springfield, mais dans celui d’Embalse, bien réel celui-là, qu’Adrian Moreno a eu la surprise de capturer un poisson pour le moins étrange : doté de trois yeux de taille identique, l’animal a provoqué la stupeur du pêcheur, qui s’est empressé de partager sa découverte avec les journalistes d’une radio locale.

De nombreuses photographies prises par les riverains attestent de la véracité de l’événement, mais le poisson aurait pourri avant que les scientifiques n’aient l’opportunité de l’examiner. Il s’agirait du deuxième spécimen de tarira (le nom local à donner à cette espèce de poisson) à trois yeux pêché dans les eaux du lac au cours du dernier mois.

De là à conclure que la proximité de la centrale nucléaire d’Embalse, qui utilise l’eau du lac pour son système de refroidissement, soit à l’origine de cette anomalie de la nature, il n’y avait qu’un pas… vite franchi.

Contamination radioactive, ou pas!

Pour Gustavo Haro, chercheur en biologie à l’Université nationale de Córdoba (UNC) et auteur de divers travaux sur les poissons, il s’agit toutefois d’une hypothèse simpliste, le sujet étant trop complexe pour donner lieu à des interprétations si rapides. Un avis partagé par Lorena Sepúlveda, biologiste elle aussi, qui explique que les mutations peuvent avoir de multiples causes, le plus souvent naturelles.

David García, chercheur au Conicet (le Conseil national d’investigations scientifiques et techniques), rappelle que seuls deux cas auraient été observés jusqu’à présent et réfute l’idée d’une contamination radioactive.

S’il admet qu’un agent externe puisse être à l’origine de cette malformation, il pense cependant que les nombreux produits chimiques utilisés par les agriculteurs de la région, qui finissent leurs courses dans les eaux du lac, ont bien plus de chances d’être responsables de ce phénomène. Si un nombre plus important de mutation se produisait, il faudrait par contre envisager une autre approche du problème.

Nul doute en tout cas que les pêcheurs de la région regarderont désormais leurs prises… d’un autre œil !

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