Source inépuisable sur le développement durable

Green et vert

La surpopulation, le tabou du développement durable

/ Amérique du nord

Alors que la planète vient d’accueillir son 7 milliardième habitant, la hausse constante de la population mondiale doit faire face à plusieurs défis environnementaux qui semblent souvent écartés des discours de politiques durables. Réflexion sur cette situation aux États-Unis.

Croissance démographique : le vilain petit canard

Le lien entre croissance démographique et dégradation de l’environnement parait pourtant évident : plus la population augmente, plus les émissions de gaz à effet de serre sont importantes et plus de ressources naturelles sont consommées. Pourtant, la question démographique est souvent omise des discours et débats publics sur le réchauffement climatique aux États-Unis.

Les réalisateurs Christophe Fauchere et Joyce Johnson expliquent que lorsqu’ils se sont mis à tourner leur nouveau documentaire « Mother : Caring For Seven Billion », qui s’intéresse à la croissance démographique et aux changements climatiques, ils ont été surpris de découvrir que c’était un sujet brûlant chez plusieurs groupes d’associations environnementales, en se faisant régulièrement raccrocher au nez. Christophe Fauchere explique :

La stigmatisation de l’augmentation de la population est si forte que les gens ont tendance à se renfermer.

Pourtant, un tournant mondial a été annoncé cette semaine puisque la population terrestre vient d’atteindre les 7 milliards. Et selon le dernier rapport du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), le monde devrait compter 9,3 milliards d’individus d’ici 2050 et 15 milliards pour la fin du siècle…

Inquiétudes et défis

Les Nations Unies mettent en évidence la nécessité d’inclure la question de durabilité aux problèmes fondamentaux tels que la pauvreté et l’inégalité. Selon la Fondation de l’Organisation des Nations Unies, 215 millions de femmes n’ont pas accès à des soins de santé périnatals et de planification familiale volontaire. Enrayer ce manque d’éducation pourrait être une solution vers un premier contrôle des natalités.

De plus, lors du Forum annuel sur l’environnement de l’Institut Aspen au cours du printemps dernier, ce thème était au centre de débats tels « Ce qui est bon pour les femmes est bon pour la planète ». A la suite de recherches sur le sujet, il a été constaté que l’éducation des femmes et l’accès à la contraception conduiraient bien à une baisse de la natalité.

David Monsma, directeur exécutif du programme Énergie et Environnement de l’Institut, a expliqué que dans nos efforts pour freiner les émissions de gaz à effet de serre et limiter notre exposition aux changements climatiques, il faudrait faire appel à des politiques de planification familiale et des droits de l’homme. Il conclut ainsi : « Il nous reste clairement encore une étape à franchir. »

 

Réagissez à cet article !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Derniers commentaires

  1. Pour paraphraser Sully : éducation des femmes & planification familiale (doivent devenir) les 2 mamelles de l’espèce humaine, du moins si nous voulons éviter le pire…
    http://www.demographie-responsable.org/