Source inépuisable sur le développement durable

Green et vert

Découverte d’un gisement exceptionnel de pétrole de schiste

Argentine / / Amérique du sud

La compagnie REPSOL annonce “la plus grande découverte d’hydrocarbures de son histoire” dans le sud de l’Argentine. L’exploitation pourrait démarrer rapidement, malgré les risques majeurs qu’elle implique pour les ressources hydriques.

C’est sur le site de Lomo la Lata, dans la province de Neuquén, que la filiale argentine du groupe pétrolier espagnol REPSOL a annoncé avoir découvert un gigantesque gisement d’hydrocarbures non conventionnels de 927 millions de barils, représentant à lui seul 40% des réserves du pays.

Au total, celui-ci abrite 741 millions de barils de pétrole de schiste d’excellente qualité et 186 millions de barils de gaz de schiste, répartis sur une zone de 428 km². Le gisement fait partie d’une formation géologique plus vaste, baptisée “Vaca Muerta”, qui s’étend sur 30 000 km², considérée aujourd’hui comme l’une des réserves d’hydrocarbures non conventionnels les plus importantes au monde.

La proximité d’un lac et d’une rivière devrait faciliter l’exploitation, et l’entreprise a annoncé son intention d’investir immédiatement 400 millions de dollars [294 millions d'euros] qui serviront à forer une cinquantaine de puits dès l’année prochaine. Le coût d’extraction prévu atteint 26 dollars [19 euros] par baril, ce qui laisse entrevoir une marge de 40 dollars environ par baril, en se basant sur le prix interne du brut en Argentine.

Quels risques pour l’environnement?

Reste maintenant à savoir si l’exploitation du gisement peut se faire sans occasionner des dommages environnementaux trop importants. Greenpeace a déjà annoncé son opposition au projet, tant qu’il ne sera pas démontré qu’il est sans conséquence sur la biodiversité. L’ONG rappelle que la technique de fracturation hydraulique utilisée pour extraire les hydrocarbures non conventionnels a déjà généré une vive polémique aux États-Unis, où elle est employée depuis plusieurs années.

Dans l’un de ses rapports, Greenpeace indique qu’il est nécessaire d’injecter entre 9000 et 29 000 m³ d’eau dans chaque puits, ce qui peut compromettre gravement la gestion durable des ressources hydriques de la région.

Le cocktail de produits chimiques ajouté aux fluides de fracturation constitue une autre source de préoccupation pour les défenseurs de l’environnement, qui expliquent que ses effets sont encore peu connus à l’heure actuelle et peuvent entraîner une pollution des aquifères.

Après la découverte de ce fabuleux gisement, le pétrolier hispano-argentin a vu le cours de ses actions grimper en flèche. REPSOL a annoncé son intention de continuer ses prospections dans une nouvelle zone de 502 km², située au nord de Loma la Lata, qui pourrait se révéler tout aussi fructueuse.

 

Réagissez à cet article !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Derniers commentaires