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Les fleuves menacés par les changements climatiques

/ Afrique

Les changements climatiques doivent élever le régime des pluies dans les grands bassins fluviaux du monde, mais les règles météorologiques deviennent de plus en plus instables, altérant les saisons des pluies. Ceci peut notamment se révéler une menace pour l’agriculture, d’après des spécialistes.

Cependant, certains bassins fluviaux d’Afrique, comme celui du Limpopo, au Sud du continent, du Nil Bleu, au Nord, et du Volta, à l’Ouest, auront plutôt tendance à recevoir moins de pluies qu’actuellement, ce qui affectera la production d’aliments et provoquera des tensions internationales.

Le Limpopo.

Les berges asséchées du Limpopo. © derekkeats (Flickr.com)

Les projections sont particulièrement mauvaises pour le bassin du Limpopo, qui traverse le Botswana, l’Afrique du Sud, le Zimbabwe et le Mozambique, et qui couvre une zone habitée par 14 millions de personnes. Simon Cook, du Centre International d’Agriculture Tropicale, affirme :

Dans certaines parties du Limpopo, même la mise en place de systèmes d’irrigation par égouttement peut se révéler insuffisante pour contrebalancer les effets négatifs des changements climatiques sur la disponibilité de l’eau.

Les préoccupations concernant le Nil Bleu, qui traverse l’Éthiopie, le Soudan et l’Égypte, viennent principalement de l’évaporation intense qui devrait résulter de la hausse prévue de 2ºC à 5ºC des températures moyennes globales. Des scientifiques du programme “Défi pour l’Eau et la Nourriture” (PDAC), une entité mondiale de recherches agricoles, assurent qu’une telle hausse peut provoquer des tensions entre l’Égypte et l’Éthiopie.

Le rapport portant sur dix grands bassins fluviaux dans le monde, et incluant de grands territoires en Amérique du Sud et en Asie, a été dévoilé il y a quelques jours en vue de la 17ème Conférence des Nations Unies sur le Climat (COP-17), qui aura lieu du 28 novembre au 9 décembre, à Durban, en Afrique du Sud.

Le rapport conclut que la hausse de l’évaporation sera compensée par des pluies plus intenses. De légères modifications des époques de pluie et de sécheresse “entraineront un véritable casse-tête de gestion et demanderont une attention bien plus grande en termes d’adaptations et de prévisions climatiques à long terme”, prévoit Alain Vidal, directeur du PDAC.

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