Source inépuisable sur le développement durable

Green et vert

Les tortues victimes inattendues des inondations

Australie / / Océanie

Neuf mois ont passé depuis les inondations et les cyclones qui ont ravagé le Queensland. La population reprend son souffle, mais pas les tortues. Sur le littoral, on récupère un nombre alarmant de cadavres et l’avenir de l’espèce inquiète.

Les maisons sont reconstruites ou en réparation, les esprits sont apaisés, la vie semble suivre son cours au mieux dans les zones du Queensland touchées par les inondations fin 2010. Mais deux fois plus de tortues et de dugongs (aussi appelés « vaches marines ») viennent mourir sur le littoral depuis la catastrophe naturelle.

Les inondations n’ont pas emporté que maisons et voitures sur leur passage, elles ont aussi ravagé les herbiers marins dont se nourrissent à presque 100% ces deux créatures marines, sur pratiquement la totalité de la côte du Queensland. Les sédiments accumulés par les flots se sont déposés sur les herbiers et en ont empêché la survie et la repousse.

A l’autopsie, on peut voir que les tortues n’ont pu se nourrir que de palétuviers et d’algues, auxquels elles ne sont pas habituées. Un choix cruel : mourir de faim ou d’une nutrition non adaptée?

Recensement et prévention

Affaiblis par la faim, les animaux sont plus facilement pris dans les filets de pêche et se cognent contre les bateaux. Au lieu de s’éloigner une fois le danger repéré, les animaux épuisés meurent en masse : au moins 1000 cadavres de tortues et 170 de dugongs sont déjà comptabilisés. En analysant les précédentes inondations, il semble que les dugongs réussissent relativement bien à repeupler leurs troupeaux, mais les tortues, elles, sont peut-être plus en danger.

Des équipes vétérinaires parcourent le littoral pour repérer les tortues menacées et les emmener en centre de soin. Quatre d’entre elles vont être remises en liberté cette semaine, un petit chiffre par rapport à l’hécatombe mais une énorme victoire pour l’équipe de soigneurs ! Toutes seront étiquetées pour faciliter le suivi une fois remises à l’eau.

Malgré ces victoires, l’inquiétude demeure : si les récents bouleversements climatiques se répètent, on peut craindre davantage d’inondations et donc la disparition de plus grandes surfaces d’herbiers marins. Pas grand chose à faire à part continuer à mener bataille pour l’action contre le réchauffement climatique, et savourer chaque petit triomphe lorsqu’un de ces animaux est sauvé.

Réagissez à cet article !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Derniers commentaires