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Réelle volonté de consensus pour sauver le Protocole de Kyoto à Durban?

Brésil / / Amérique du sud

L’interrogation vient du directeur du département Environnement du ministère des Affaires étrangères, André Corrêa do Lago. Le Brésil se dit en effet préoccupé par les menaces de la Russie, du Japon et du Canada d’abandonner les engagements pris pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Si on laisse mourir Kyoto, il est pratiquement acquis que nous ne parviendrons alors plus jamais à un accord total.

Parmi les points que M. Lago et le Brésil défendent à Durban, il y a l’approbation du second tour des engagements du Protocole de Kyoto, et la discussion des contours de l’idée du « Fonds Vert », lancée en 2010 pour financer les efforts environnementaux des pays en voie de développement. L’homme politique concède qu’un des obstacles à la concrétisation de ce fonds est la crise économique internationale actuelle.

Seul contre tous?

D’après lui, l’Union Européenne peut malgré tout être un allié du Brésil, car elle possède des intérêts communs pour l’avancée de la négociation. Cependant, la chancelière allemande Angela Merkel a affirmé que les pays émergents, comme le Brésil, l’Inde et la Chine, devaient réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Pour les représentants brésiliens, les 3 questions principales au cœur des débats sont les suivantes :

  1. Les États-Unis vont-ils ratifier un nouveau protocole s’il est établi?
  2. Les principaux pays émergents comme le Brésil, l’Inde, le Mexique, l’Afrique du Sud et la Chine, qui sont les grands émetteurs aujourd’hui mais n’ont pas encore d’objectifs de réduction, auront-ils une obligation dans le futur?
  3. Quel sera l’objectif mondial de réduction des émissions?

Le Brésil a obtenu des avancées importantes ces dernières années sur les questions de la biodiversité et du climat. Lors de la COP 15, en 2009, le pays avait pris l’initiative de l’unique tentative d’accord formel et avait accepté l’objectif de réduction de 50% de ses émissions d’ici à 2050. Soit un pourcentage élevé comparé à ce que les autres pays voulaient bien accepter. Le pays sud-américain s’est également engagé volontairement à réduire ses émissions. C’est ainsi que le Plan National sur les Changements Climatiques (PNMC) a été lancé fin 2008.

Le nouveau Code des Forêts préoccupe

Nombre de ces avancées ont été obtenues grâce à la pression de la société civile. Réseaux, forums, instituts de recherche et ONG sont particulièrement actifs au Brésil, ce qui est un point positif. Malgré toutes ces conquêtes, les discussions au Congrès National sur le nouveau Code des Forêts peuvent tout remettre en cause. André Ferretti, ingénieur des forêts de la fondation O Boticário, affirme :

La flexibilité de cette nouvelle loi environnementale permettra de nouvelles déforestations et amnistiera ceux qui ont coupé illégalement jusqu’en juin 2008. Ceci va entrainer une hausse considérable des émissions brésiliennes et la réduction de la capture de carbone sur des zones qui auraient dû être restaurées.

Pour en savoir plus, folha.uol.com.br

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