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Les cheminées mises à la retraite à Montréal?

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Dehors le vent souffle et la neige tombe, alors que toute la famille se réchauffe autour d’un feu de cheminée tout en dégustant un délicieux chocolat chaud.  Cependant, si le bois doit rester notre matière première de chauffage, le déboisement et la pollution nous guettent…

Un poêle.

Les poêles sont d'usage traditionnel au Québec. © dphiffer (Flickr.com)

Moins de cheminées, une meilleure qualité d’air

Pour améliorer la qualité de l’air en hiver sur l’île de Montréal, le programme “Feu Vert”, financé par le ministère du Développement Durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec, et géré par l’association Équiterre, vient d’être lancé. Il encourage les propriétaires à se séparer de leurs vieux poêles et cheminées à bois. En vertu du programme, ils peuvent obtenir jusqu’à 900 $ [660 euros] de remise pour les remplacer par un appareil électrique, à granulés ou à gaz. Sidney Ribaux, coordonnateur général d’Équiterre, témoigne :

Plus de 85 000 résidences de l’île de Montréal sont équipées de poêles et cheminées à bois, mais la majorité de ces appareils ne répond pas aux standards actuels. Or le chauffage résidentiel au bois est au Québec la principale source de particules qui contribuent au phénomène de smog hivernal, devant le transport et le secteur industriel.

Ces particules de pollution sont facilement inhalées par les poumons, et peuvent aggraver les problèmes respiratoires ou cardiaques. Pierre Arcand, ministre du Développement Durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec, s’enthousiasme de l’initiative :

En réduisant le nombre de poêles et cheminées à bois sur l’île de Montréal, le programme “Feu Vert” permettra d’améliorer la qualité de l’air et la qualité de vie des citoyens.

Des appareils de chauffage moins polluants

Depuis 2009, Montréal interdit l’installation de nouveaux appareils de chauffage au bois. Ce règlement est contesté en justice par l’Association des professionnels du chauffage et par deux résidents de Montréal. Selon Alan DeSousa, conseiller en développement durable pour la ville de Montréal , dans une province où les gens jettent des bûches dans leurs poêles depuis des centaines d’années, il peut être difficile de les persuader que la fumée de bois puisse avoir de graves impacts sur la santé :

Vous ne pouvez pas changer les mentalités en une journée. En tant que ville, nous ne sommes pas contre la combustion du bois – nous sommes contre la pollution qu’elle crée et les impacts que cela génère sur la santé humaine.

“Feu Vert” est le premier programme d’échange de chauffage au bois en son genre au Québec. Et il est unique en Amérique du Nord du fait qu’il encourage les gens à remplacer leurs vieux systèmes par des équipements moins polluants. Isabelle St-Germain, du groupe Équiterre, commente :

Nous savons que la plupart des gens utilisent leur cheminée pour l’ambiance, et non pas comme principale source de chaleur.

L’État du Québec envisage d’étendre le programme aux autres régions de la province, comme à la ville de Québec ou encore à la région de Lanaudière. Les résidents de l’île de Montréal ont jusqu’au 31 décembre 2012 pour faire parvenir leur demande de participation au programme “Feu Vert”.

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