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Difficile consensus sur la position à tenir pour la COP17

Inde / / Asie

La ministre de l’Environnement qui a la charge des négociations au nom de l’Inde veut que son pays soit inflexible sur ses exigences. Certains, dont son prédécesseur, craignent que cela n’isole le pays. Au final, ce sont les partisans de l’opposition avec l’Occident qui tiennent la corde.

Jayanthi Natarajan.

Jayanthi Natarajan.

Par le passé, l’Inde et la Chine ont eu des positions très similaires lors des négociations sur le climat : exigence de la prise en compte des émissions historiques et non seulement actuelles, transferts de technologie, éradication des barrières douanières aux produits “verts” originaires des pays en voie de développement. Cette fois-ci à Durban, la Chine se déclare prête à des concessions, mais ce ne sera pas le cas de l’Inde.

Le pays du sud asiatique s’est préparé à tenir une position dure et c’est le mandat qu’a obtenu la ministre de l’Écologie Jayanthi Natarajan. Pourtant, l’ancien négociateur indien, le très populaire Jairam Ramesh, a averti que cela risquait de donner un prétexte idéal au monde entier pour présenter l’Inde comme le responsable si aucun accord n’est trouvé sur la suite à donner au protocole de Kyoto.

Déception de la COP15

Et c’est bien, malheureusement, le résultat auquel tout le monde s’attend. A tel point que la presse indienne se fait ironique. Ainsi, The Economic Times rappelle que la COP15 à Copenhague a réuni 15 000 délégués et 5000 journalistes, pour la plupart venus en avion avec des émissions de CO2 bien réelles, mais que les progrès pour la réduction de ces émissions ont été minimes. La rédaction se lamente du fait que Durban risque d’accoucher d’un résultat similaire : encore plus de délégués et de commentateurs polluants et encore moins de résultats. Et la position arrêtée par l’Inde ne risque pas de faciliter les choses.

Ainsi, les propositions du pays n’ont pas changé d’un iota par rapport à la précédente conférence à Cancún. L’Inde exige une continuation du protocole de Kyoto qui expire fin 2012, avec la même exonération d’objectifs de réduction d’émissions chiffrées pour les pays en développement et aucun engagement pour la période post-2020. Position que l’Union européenne a déjà déclaré inacceptable. Sans compter que le Canada, la Russie et le Japon se sont déclarés opposés quoiqu’il arrive à une extension du protocole de Kyoto. Et que les États-Unis n’ont eux jamais ratifié ce protocole…

A lire aussi : timesofindia.indiatimes.com

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