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Vulnérable, l’Amérique latine réclame des engagements forts

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Les pays latino-américains font bloc pour réclamer la prolongation du protocole de Kyoto et le financement du Fonds vert décidé à Cancún. Leur espoir : limiter l’impact du réchauffement planétaire sur la région, déjà frappée de plein fouet par des phénomènes climatiques extrêmes.

Dépressions tropicales.

Trois dépressions tropicales se rapprochent de l'Amérique centrale. © NASA Goddard Space Flight Center

“Il y a une volonté importante de l’Amérique latine pour que Durban débouche sur des résultats aidant à affronter le changement climatique”, affirme Tim Gore, responsable de la politique du climat chez Oxfam. “Les pays latino-américains ont commencé à se préoccuper davantage de l’obtention d’accords qui les aideront à faire face à l’impact de ces évènements extrêmes, qui sont en augmentation et contribuent à la famine et à la pauvreté.”

Une vision partagée par Carlos Rittl, le directeur de WWF au Brésil, qui met en avant la vulnérabilité de l’Amérique latine face à des phénomènes climatiques dévastateurs :

Nous avons connu des pertes importantes de masse glacière dans la Cordillère des Andes qui affectent les disponibilités en eau pour l’agriculture ; des tempêtes violentes en Amérique centrale et des inondations et des sécheresses du Nord au Sud.

Une menace confirmée par les spécialistes, puisque l’Indice du risque climatique révélé le mardi 29 novembre 2011 à Durban indique que le Guatemala, la Colombie et le Honduras ont constitué en 2010, avec la Russie et le Pakistan, les pays les plus touchés par des problèmes climatiques graves. Cette situation a conduit les pays centraméricains à adopter une position commune lors du sommet de Durban, afin que soit reconnue leur “vulnérabilité climatique élevée”.

Le G77 en force?

G77.

Carte des pays membres du G77.

La plupart des nations latino-américaines coordonnent également leurs positions au sein du Groupe des 77 plus la Chine (G77), actuellement sous présidence argentine, et qui comprend 132 pays en développement. L’objectif principal des membres du G77 est la reconduction du protocole de Kyoto, seul mécanisme actuel susceptible de contraindre les pays riches à diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre afin de limiter le réchauffement planétaire.

Le financement du Fonds vert créé à Cancún, censé aider les pays en développement à s’adapter aux conséquences du changement climatique, est également au cœur de leurs revendications. José Arguello, le négociateur argentin à la tête du G77, déclare enfin :

Il est temps pour ceux qui se sont enrichis en sacrifiant l’équilibre environnemental mondial d’assumer leurs responsabilités.

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