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Des codes-barres ADN pour protéger l’environnement

Australie / / Océanie

Scanner les espèces vivantes comme au supermarché, la clé pour la protection de l’environnement ? En identifiant le code ADN de toute vie animale et végétale, les scientifiques ont un nouveau moyen d’aider les espèces en danger.

Tout ce qui vit a un ADN, et il n’y a pas de carte d’identité plus fiable. L’ADN d’une même espèce varie selon son origine géographique, permettant aux scientifiques de savoir de quelle région provient n’importe quel échantillon.

Barcode of Life Conference 2011. © CBOL450 experts en génétique réunis à Adélaïde le 28 novembre 2011 pour la conférence Barcode of Life (code-barres de la vie) suggèrent de diffuser un code-barres de toutes les espèces. Il rassemblerait les informations les plus complètes possibles et faciliterait les mesures de protection en cours.

Par exemple, les officiers de douane pourraient savoir de quelle forêt vient chaque livraison de bois, ou si une cargaison de poissons vient d’eaux interdites à la pêche. Ce serait aussi la fin de la vente masquée de dauphin en tant que thon.

La méthode la plus efficace

L’université d’Adélaïde a développé un système d’empreinte génétique spécialisé pour le bois, grâce auquel on peut vérifier que son parquet ne vient pas de forêts en danger. Ce travail aide aussi à répertorier les nouvelles espèces. Il suffit d’analyser une séquence d’ADN, juste assez longue pour différencier deux espèces, pour avoir un système de code-barres simple et efficace, plus rapide que les méthodes d’identification traditionnelles. Ce qui n’est pas négligeable quand on estime le nombre total d’espèces à 10 ou 100 millions et que seules 1,4 millions ont été décrites à l’heure actuelle.

Pour le moment, 167 000 codes ont été classés, contre 12 700 en 2005. Ce qui est plus rapide que l’étude du Projet Génome Humain, qui nécessite d’analyser la totalité de l’ADN de chaque espèce. De plus, les meilleurs laboratoires de biologie pourraient produire des codes-barres en quelques heures pour un coût de 5 dollars [3,70 euros] par espèce !

A ce prix, qui sait, les restaurants ou les charpentiers pourront bientôt tester eux-mêmes leurs produits, et ne plus mettre en danger l’environnement, même involontairement !

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