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La Chine dénonce le "mauvais exemple" canadien dans les négociations sur le climat

Canada / / Amérique du nord

L’incapacité du Canada à démentir les rumeurs sur son abandon du protocole de Kyoto est cité comme “un mauvais exemple” pour les pays en développement dans les débats sur les changements climatiques selon l’agence de presse officielle chinoise.

Et si le Canada se retirait des accords de Kyoto…

Le ministre fédéral canadien de l’Environnement, Peter Kent, a déclaré, au cours des négociations sur le climat ayant lieu actuellement à Durban en Afrique du Sud, que les accords de Kyoto “faisaient partie du passé”, sans pour autant confirmer les informations selon lesquelles Ottawa se retirerait formellement du traité.

La délégation canadienne soutient cependant un nouvel accord international pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais insiste sur le fait qu’il doit concerner toutes les nations, y compris la Chine et l’Inde, qui ne sont pas liés par les objectifs actuels de Kyoto. Un article publié par l’agence d’information chinoise Xinhua accuse néanmoins le Canada de contrarier les efforts mondiaux contre les changements climatiques et de dégrader sa propre réputation en poursuivant des intérêts à court terme :

Alors que des délégations de tous les pays assistent à la conférence sur le climat à Durban pour discuter d’une deuxième période d’engagement au Protocole de Kyoto, on peut imaginer les dégâts causés par cette “rumeur”. Certains sont en colère, d’autres déçus, mais quelle que soit la réaction de chaque délégation, tous critiquent le Canada.

Cacophonie générale et mondiale sur le climat

Le protocole de Kyoto contraint les pays signataires du monde développé à réduire leurs émissions totales de gaz à effet de serre d’ici 2012, fin de la première période d’engagement. Le Canada devait diminuer ses émissions de CO2 de 6% par rapport à 1990, alors qu’en 2009 il enregistrait toujours un dépassement de 17%.

Les pays émergents comme la Chine et l’Inde n’étaient soumis à aucune obligation de réduction de leur CO2. De plus ils  ont également reçu des aides financières pour le développement de projets plus respectueux de l’environnement. La Russie et le Japon ont refusé de soutenir une extension de Kyoto au-delà de 2012, justifiant le non-sens de l’accord si les plus gros émetteurs (la Chine et les États-Unis) n’en faisaient pas partie.

Si le Canada se retire de Kyoto, il rejoindrait alors les États-Unis qui ont toujours refusé de ratifier le protocole. Plusieurs groupes environnementaux, ou encore le gouvernement du Québec, critiquent la position du Canada en pointant du doigt le gouvernement du Premier ministre Harper qui semble vouloir suivre la politique américaine à tout prix.

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