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Du biodiesel pour régénérer les terres agricoles

Haïti / / Amérique centrale

Les cultures alimentaires et les biocarburants font bon ménage en Haïti, grâce au Jatropha Curcas. Parfaitement adaptée aux climats arides et aux sols dégradés, cette plante oléagineuse forme des haies empêchant l’érosion des terres arables et sert à fabriquer du gazole d’origine naturelle.

Introduite dans le cadre du projet WINNER de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), le Jatropha Curcas intéresse un nombre croissant de familles haïtiennes.

Au Centre rural de développement durable (CRDD) de Bas-Boën, à 20 km de Port-au-Prince, les cultures de jatropha se confondent avec les parcelles de maïs et de sorgho. Originaire d’Amérique latine, cet arbuste de la famille des euphorbiacées produit des grains pouvant contenir jusqu’à 40% d’huile non comestible, utilisée pour fabriquer des biocarburants.

Jean Parnell Dimanche, directeur régional du projet WINNER, explique que les parcelles cultivées dans le centre de Bas-Boën sont en fait des pépinières qui ont déjà permis de distribuer 120 000 arbustes aux paysans d’Haïti afin qu’ils créent des haies vives aux abords des cultures alimentaires.

Réhabiliter l’agriculture locale

Le système Jatropha a déjà fait ses preuves dans d’autres pays et permet notamment de limiter l’érosion due au vent, de favoriser la rétention d’eau et d’améliorer la qualité du sol grâce à une production d’humus d’excellente qualité. Grâce à un processus de transestérification, l’huile extraite des graines de jatropha offre également la possibilité de fabriquer du biodiesel, destiné à divers usages.

Le projet WINNER ne se limite pas à l’introduction du jatropha en Haïti mais cherche à réhabiliter l’infrastructure rurale dans sa globalité, en encourageant une meilleure gestion des ressources naturelles. Cinq ans après son lancement, il a bénéficié à près de 120 associations d’agriculteurs et a par exemple permis aux paysans haïtiens d’apprendre à cultiver du riz à l’aide de nouvelles techniques diminuant le temps de récolte et augmentant les rendements.

La pisciculture dans les étangs et l’élevage de poules pondeuses sont également au programme de l’initiative américaine, qui peut compter sur un budget de 127 millions de dollars [94 millions d’euros] et devrait se conclure en 2014.

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