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L’après COP17, entre espoir et indignation

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Si quelques pays affichent leur satisfaction après l’annonce de la prolongation du protocole de Kyoto, d’autres dénoncent en revanche le manque flagrant d’ambition et de responsabilité des pays riches, n’hésitant pas à qualifier les accords de farce immorale.

En l’honneur de Mandela : les choses paraissent toujours impossibles jusqu’à ce qu’on les fasse. Et c’est fait.

Christiana Figueres et Maite Nkoana-Mashabane.

Christiana Figueres (à gauche) en compagnie de la présidente de la conférence de Durban, Maite Nkoana-Mashabane. © linh.m.do (FLickr.com)

Ce commentaire posté à chaud sur Twitter à l’issue du sommet par la secrétaire exécutive de la Convention des Nations Unies sur le climat, la costaricaine Christiana Figueres, laisse transparaître un enthousiasme que ne partagent pas la plupart des participants latino-américains. Il faut dire que les décisions prises à Durban semblent bien timides au regard des attentes des pays de la région.

Soyons honnêtes : plus personne ne croyait à l’adoption immédiate d’un accord contraignant les plus gros pollueurs de la planète à réduire de manière significative leurs émissions de gaz à effet de serre. Mais les nations les plus durement touchées par les conséquences du réchauffement planétaire, notamment en Amérique centrale, espéraient néanmoins que les fonds promis par les pays riches lors du précédent sommet de Cancú n allaient enfin être débloqués.

Coquille vide?

Paul Oquist

Paul Oquist. © elnuevodiario.com.ni

Il n’en a rien été, et le ministre de l’Environnement du Nicaragua, Paul Oquist, ne cache pas son amertume face au manque de volonté flagrant des nations développées à l’heure de mettre la main au porte-monnaie. La tâche s’annonce difficile pour réunir les 100 milliards de dollars qui devaient venir garnir chaque année le fonds vert pour le climat jusqu’en 2020. L’ambassadrice du Venezuela, Claudia Salerno, va plus loin et critique le principe même de ce fonds :

Cet accord signe la mort de la planète […] C’est une farce. Il est immoral d’espérer acheter les pays en développement pour 100 milliards de dollars.

Les observateurs signalent toutefois quelques maigres avancées au niveau du programme de réduction des émissions dues au déboisement et à la dégradation des forêts (REDD). Mais là encore, aucun progrès n’a été effectué pour financer cet outil qui pourrait pourtant aider les pays d’Amazonie à réduire drastiquement leurs émissions de CO2.

L’Amérique centrale vulnérable

Le Brésil, l’Argentine et la Colombie, très attachés à la survie du protocole de Kyoto, ont œuvré dans ce sens aux côtés de l’UE tout au long du sommet. Ils se félicitent de son extension pour une deuxième période jusqu’en 2015, et de la possible naissance d’un nouvel accord à l’horizon 2020.

C’est néanmoins la déception qui prime à l’issue des négociations sud-africaines, et la peur de devoir affronter bientôt des conséquences irréversibles sur le climat. Enrique Maurtua Konstantinidis, le coordinateur du Réseau action climat pour l’Amérique latine, déplore ainsi :

Nous sommes toujours sur le chemin qui nous mènera à une augmentation de 4 °C des températures.

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