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Vers la création d’un parc naturel d’une rive à l’autre du détroit de Béring

Russie / / Europe

Beringuïa, le projet de parc naturel du Béring en Russie, a été approuvé cette semaine par les experts du gouvernement. Le parc constituera la partie russe de la première réserve russo-américaine qui devrait voir le jour des deux côtés du détroit de Béring.

Vue aérienne du nord de la Tchoukotka, entièrement gelée

Beringuïa se situe sur la partie Est de la presqu’île de la Tchoukotka, à l’extrémité nord-est de la Russie, et s’étend sur plus de 18 000 km2, dont plus de 3 000 km2 d’eau.

La création du parc national du Béring permettra la conservation de la biodiversité de la Tchoukotka, de ses sources thermales, des monuments archéologiques et de l’héritage historique et culturel de la région, avec en premier lieu, la culture antique des Inuits et des Tchouktches. Mikhaïl Stichov, coordinateur de WWF Russie chargé de la biodiversité arctique, explique :

La flore arctique est particulièrement diversifiée en Tchoukotchka. On y recense plus de 1000 espèces et sous-espèces de plantes. Sur le territoire du parc, on trouve des ours blancs, des mouflons, des morses du Pacifique ; d’énormes colonies d’oiseaux se rassemblent sur le littoral et des saumons dans les rivières.

Un projet né à la fin de l’URSS

La nécessité d’instituer ce parc naturel tient à l’augmentation des pressions anthropiques et aux processus de changement climatique en cours. Ce territoire a pour l’instant le statut de parc naturel régional, mais le processus de création de la première réserve naturelle russo-américaine débutera dès que la signature de la loi sur la création du parc national du Béring par le gouvernement russe. La réserve transfrontalière réunira Beringuïa d’un coté du détroit et le Bering Land Bridge de l’autre côté.

La décision de créer un parc russo-américain entre la Tchoukotka et l’Alaska, pour la conservation du complexe naturel et culturel, remonte à juin 1990. Il a fallu plus de 20 ans pour transformer des accords politiques en solutions concrètes, pour prendre au mieux en compte d’un côté la mission de conservation de la biodiversité de la région et les intérêts des populations autochtones, et de l’autre, le développement économique et social de la région.

Quatre réserves transfrontalières existent déjà en Russie : avec la Finlande, la Mongolie, la Chine et le Kazakhstan. Chacune des réserves participe à un programme d’études des processus naturels.

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