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L’île de Pâques pourrait accueillir la plus grande réserve marine au monde

Chili / / Amérique du sud

La communauté Rapa Nui et le gouvernement étudient la proposition de l’ONG américaine “PEW”, qui cherche à protéger une zone de plus d’un million de kilomètres carrés de territoire marin. Le projet pourrait se concrétiser dès 2013.

Pour sauver la biodiversité des océans, le PEW Environment Group, l’une des principales ONG écologistes mondiales, a mis au point un plan de grande envergure : créer un réseau de vastes zones marines protégées tout autour de la planète, dans des endroits stratégiques. Baptisée Global Ocean Legacy, l’initiative envisage la création de 15 réserves d’ici 2022, dont l’une pourrait voir le jour dans les eaux bordant l’île de Pâques. Ernesto Escobar, représentant de PEW au Chili, explique :

Il s’agit de zones où la biodiversité est si riche qu’elles constituent des espaces de reproduction. Ce sont des centres qui génèrent la vie marine et qui, grâce aux courants océaniques, alimentent les autres secteurs, c’est pourquoi il est important de les protéger.

Le projet est désormais entre les mains de l’administration du président Sebastián Piñera, qui étudie plusieurs scénarios susceptibles d’être proposés aux habitants de l’île de Pâques. La zone protégée pourrait intégrer le parc marin Motu Motiro Hiva, aux abords de l’île Sala y Gómez, ainsi que la réserve Hanga Roa. Accompagné d’un groupe de spécialistes, Ernesto Escobar s’est rendu sur l’île de Pâques pour y présenter le projet de PEW. Car il sait que l’accord de la population autochtone sera déterminant :

L’idée est que la communauté Rapa Nui définisse les caractéristiques qu’elle souhaite pour la réserve, en accord avec ses coutumes et ses liens avec la mer.

Paille-en-queue.

L'île Sala y Gomez abrite une douzaine d'espèces d'oiseaux de mer, dont le phaéton à brins rouges. © Mila Zinkova

La Commission pour le développement de l’île de Pâques (CODEIPA) a d’ores et déjà donné son feu vert aux études préliminaires, qui devraient débuter au cours des 12 prochains mois. Pour garantir la protection de la réserve, PEW propose une surveillance par satellite qui permettra de lutter contre la surexploitation du milieu et la pêche non autorisée. Ernesto Escobar affirme :

Une sorte d’Interpol des mers est en train de voir le jour.

Global Ocean Legacy a déjà inauguré trois des réserves marines proposées. En 2005, un parc de la taille de l’État de Californie a vu le jour au large d’Hawaï grâce à une initiative américaine, auquel sont venus s’ajouter les zones protégées de la fosse des Mariannes en 2009, toujours dans le Pacifique, et de l’archipel des Chagos en 2010, dans l’océan Indien. La mer de corail, au large de l’Australie, et l’île de Pâques, pourraient être les prochains sur la liste.

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