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Crise de la neige ?

/ Amérique du nord

Les Canadiens sont habitués à vivre Noël et les fêtes de fin d’année sous la neige. Mais la plupart d’entre eux se contenteront d’en rêver cette année, puisque le pays vit son premier temps des fêtes  « vert » depuis 1955.

Arbre de Noël à Montréal © Didier B

Une neige qui se fait désirer

La plupart des Canadiens ne se sont pas réveillés sous le traditionnel manteau de neige blanche ce 25 décembre, et cela pour la première fois depuis 1955. Quelques jours avant la fête chrétienne la plus célébrée, Dave Phillips, climatologue principal d’Environnement Canada, à déclaré à l’AFP qu’il n’a jamais vu si peu de neige dans les villes du Canada :

Un Noël blanc est généralement une chose sûre au Canada, mais pas cette année.

Et les prévisions pour les prochains jours annoncent un temps ensoleillé et assez doux.

Nous sommes habituellement le pays le plus enneigé au monde

, a-t-il ajouté.

Pour qu’une ville soit considérée comme ayant un Noël blanc, Environnement Canada doit relever au moins deux centimètres de neige sur le sol à 7 heures du matin le 25 décembre.

La température de ce mois a été en moyenne de six à sept degrés (Celsius) supérieure à la normale de saison et la plupart du temps la neige qui est tombée a fondu rapidement.

Au placard l’image du temps des fêtes sous la neige ?

L’île de Gander, située dans la province de Terre-Neuve-et-Labrador, est habituellement « la plus enneigée du Canada » explique Mr Phillips. Pourtant, elle ne laisse apparaitre que quelques traces de neige.

De même, la ville de Winnipeg dans le Manitoba, classée la ville la plus froide, affiche aussi des températures  stationnaires juste au-dessus du point de congélation…

D’autres villes à l’Est du pays comme Saint John’s, à Terre-Neuve-et-Labrador, ont reçu quelques centimètres de neige alors que la pluie est annoncée.

Avec des hivers canadiens de plus en plus doux, la magie d’un Noël sous la neige fait-elle partie du passé ?

Mr Phillips associe ce redoux aux changements climatiques ainsi qu’à un « effet d’îlot thermique urbain » créé par les villes en expansion au Canada. La forte consommation d’énergie génère de la chaleur qui est stockée par les matériaux utilisées dans les villes. Ceci crée des zones qui sont constamment plus chaudes que les zones rurales environnantes.

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