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Quel bilan environnemental pour Dilma?

Brésil / / Amérique du sud

Celle qui sera Présidente de la future conférence Rio +20 en 2012, Dilma Rousseff, a tenu un rôle très discret dans le secteur de l’environnement lors de sa première année de mandat. Les journalistes se sont livrés à une comparaison avec le Président Collor sous le mandat duquel le Brésil a accueilli la conférence Eco-1992.

Depuis son élection en 2010, Dilma Roussef, présidente de la république du Brésil, n'a pas rassuré les associations environnementales. ©redebrasilatual (Flickr)

Dilma n’a créé aucune unité de conservation en 2011 là où Collor en avait créé 15 pour sa première année de mandat. La déforestation en 1990 avait diminué de 22% par rapport à l’année précédente, soit le double du chiffre obtenu par Dilma.

Face à la répercussion internationale de la polémique causée par la création de l’usine hydroélectrique de Cararaô, sur le fleuve Xingu, Collor avait fait marche arrière. Dilma, elle, a ressuscité le projet, sous le nom de Belo Monte, concédant la licence d’installation alors que toutes les conditions environnementales préalables ne sont pas respectées.

Les unités de conservation des terres indigènes sont des indicateurs importants de l’engagement environnemental d’un gouvernement, car elles ont une influence sur la structure latifondiaire et sur les intérêts économiques des régions où elles sont créées.

Dilma opposée à la création de nouvelles unités de conservation des terres indigènes

Ministre de l’Intérieur du gouvernement Lula, Dilma s’était opposée à la création de nouvelles unités, notamment en Amazonie. Présidente, elle garde le cap. Son gouvernement est le premier depuis Fernando Henrique Cardoso (1995-1998) à ne créer aucune zone protégée lors de la première année de mandat. Pire, son gouvernement a réduit de 30% le budget de l’Institut chargé de gérer ces unités.

La première année de Dilma s’est déroulée sans aucune avancée dans la lutte contre le réchauffement climatique. Rien n’a été fait en 2011 pour atteindre l’objectif de réduction de 39% des émissions de gaz carbonique d’ici 2020. Ces émissions sont même en hausse.

Pour Nilo Davila, de Greenpeace:

Le paquet de mesures pour le changement climatique, elle l’a reçu tout prêt du gouvernement Lula. Elle n’a ni avancé, ni reculé. En d’autres termes, elle a laissé le mal s’installer un peu plus.

Une référence à la loi « Complementar 140 », considérée par beaucoup comme le plus grand recul législatif en matière environnemental. Celle-ci affaiblit le pouvoir de contrôle de l’Ibama (institut brésilien pour l’environnement et les ressources naturelles). Un projet de loi que le Président Lula s’était pourtant engagé à retirer lors du sommet sur le climat de Copenhague, en 2009. Promesse réitérée par Dilma lors de son élection.

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