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New-York veut réduire ses déchets

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La ville de New-York s’est fixée comme objectif de diviser par deux la quantité de déchets qu’elle envoie dans ses lieux d’enfouissement au cours des cinq prochaines années, et de mieux les recycler.

Michael R. Bloomberg, maire de New-York, s'attaque aux déchets. ©AnnieGreenSprings (Flickr)

Un nouveau programme de recyclage pour New-York

Ce programme avait été voté en 2010 par le Conseil Municipal de la ville, mais vient tout juste d’être annoncé comme un engagement prioritaire du maire de New-York, Michael R. Bloomberg. Ce dernier souhaite encourager la réutilisation et la prévention des déchets, incluant également un programme de recyclage résidentiel qui avait été jusque là négligé. Son objectif est de détourner de ses décharges 30% de déchets d’ici 2017.

Si la ville atteint son but, ce sont 550 000 tonnes d’ordures qui, chaque année, ne viendront pas s’entasser dans les décharges. Le maire explique:

Si nous voulons être la ville la plus innovante du monde, nous devons être aussi la plus écologique. Parce que c’est ainsi que vous attirez les individus les plus talentueux et les entreprises les plus tournées vers l’avenir.

Deux nouveaux sites de gestion des déchets

Le plan prévoit l’ouverture de deux sites cette année. Un premier pour les déchets compostables et un second pour le recyclage des détritus résidentiels et institutionnels. Le maire de la ville s’engage aussi à étendre le service de recyclage en y incluant tous les plastiques rigides – tels que les gobelets des yaourts et les flacons de médicaments – d’ici l’été 2013. Une extension possible grâce à l’ouverture prochaine d’une nouvelle usine de recyclage, dans le quartier de Brooklyn. Michael R. Bloomberg souhaite également porter les bacs de recyclage dans les espaces publics à un millier d’ici 2014.

Des efforts trop légers selon les écologistes

Pour les écologistes, New-York reste à la traîne comparativement à d’autres villes américaines. Ils sont cependant (prudemment) optimistes pour la suite. Eric A. Goldstein, avocat au Natural Resources Defense Council, ne s’enthousiasme pas:

Il est encourageant d’entendre l’engagement des autorités municipales pour des questions qui n’ont pas retenu l’attention méritée. Comme toujours, ce sont les détails du plan et la capacité à les mettre en œuvre qui font l’objet du défi.

La ville envisage aussi de s’intéresser au potentiel de transformation des déchets en source d’énergie (chaleur, électricité). Caswell Holloway, adjoint au maire pour ces opérations, indique que la ville fera des appels d’offres dès février 2012 pour l’installation d’une usine qui pourrait traiter et transformer 135 000 tonnes de déchets par an.

La ville dépense actuellement 300 millions de dollars par an pour exporter les ordures par camion et par rail en dehors de l’état. Avec ces programmes, elle devrait économiser 55 millions de dollars par an. Pour l’adjoint,

Ce plan est des plus pertinents au niveau économique.

Les autorités municipales ont calculé que ces efforts permettront de réduire les émissions de gaz à effet de serre associées au transport et à la manutention des déchets solides de 7% d’ici 2017.

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