Source inépuisable sur le développement durable

Green et vert

1 milliard à partager suite à la marée noire de Bohai

Chine / / Asie

L’entreprise américaine, ConocoPhillips s’est entendue avec les autorités chinoises pour payer une indemnisation d’un milliard de yuans suite à la marée noire de juin 2011. Les victimes de la pollution s’inquiètent sur la manière de distribuer cette somme, qui risque d’aiguiser les appétits des autorités locales souvent corrompues.

Des fuites sur la plateforme Penglai 19-3 ont provoqué une marée noire dans la baie de Bohai. ©Lars Christopher Nøttaasen (Flickr)

Rappel des faits: début juillet 2011, baie de Bohai (nord-est chinois). Les rumeurs d’un accident sur la plus grande exploitation de pétrole offshore chinoise circulent depuis plusieurs semaines sur internet. La presse traditionnelle donne enfin des informations: une marée noire ‘limitée’ se serait en effet produite suite à deux fuites sur la plateforme Penglai 19-3.

Plus les jours passent, plus les informations sont inquiétantes. Les habitants des côtes de toute la baie voient les huiles lourdes arriver sur les plages. Les exploitants relèvent leurs casiers de fruits de mer: presque tout est mort. Les pertes sont colossales. L’inquiétude est grande puisque la loi chinoise, peu adaptée aux exploitations offshore, ne prévoit qu’une amende maximale de 200 000 yuans (24 000 euros) dans ce cas.

Un milliard de yuans d’indemnités

Sept mois ont passé, et les exploitants peuvent se rassurer: ConocoPhillips  s’est entendu avec les autorités (ministère de l’agriculture, gouvernement des provinces du Hebei et du Liaoning) pour régler une indemnité d’un milliard de yuans (plus de 120 millions d’euros)…

Enfin, ils ne sont que partiellement rassurés. Car ce qui les tracasse maintenant, c’est la manière dont cette manne va être distribuée. Zhao Jingwei, avocat de 107 éleveurs de la région, met le doigt sur le problème:

Les discussions entre ConocoPhillips et le gouvernement ont été fermées au public, la méthode pour calculer les pertes des exploitants manque de transparence. Personne ne sait encore précisément qui va être responsable de l’affectation de ces fonds aux différentes parties affectées. Cela pourrait conduire à de graves injustices.

Le ministère de l’agriculture assure qu’il exercera une supervision détaillée de l’affectation de cet argent, qui sera géré par les autorités locales. Voilà qui ne suffit pas à rassurer les personnes concernées, tant les autorités provinciales sont réputées corrompues.

Un milliard… de quoi éveiller les imaginations pour s’en approprier la plus grande partie possible…

Réagissez à cet article !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Derniers commentaires