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Des éléphants aux commandes de l’écosystème?

Australie / / Océanie

Faut-il introduire des éléphants dans l’écosystème australien pour reprendre le contrôle sur les plantes envahissantes et les feux de brousse ?

Bientôt des éléphants en Australie? Un scientifique australien le propose. ©Nils Rinaldi (Flickr)

Les problèmes liés au climat et à l’écosystème pèsent chaque année un peu plus sur l’Australie et les solutions « classiques » de contrôle de parasites ne semblent pas fonctionner. David Bowman, professeur à l’université de Tasmanie, propose l’aide des éléphants, pour reproduire la chaîne de méga-faune présente avant l’arrivée des Aborigènes.

L’arrivée de l’Homme sur le continent australien et la domination européenne des deux derniers siècles ont soumis l’environnement à des pressions énormes, apportant des espèces et maladies destructrices. A difficultés extrêmes, solutions extrêmes. L’éléphant serait un moyen naturel de rapporter un peu de stabilité à l’écosystème.

Des éléphants pour rééquilibrer la chaîne alimentaire

Devant l’échec des programmes anti-parasites, le professeur Bowman propose de redévelopper les chaînes alimentaires, déséquilibrées par la disparition des traditions aborigènes de chasse et de brûlis, qui limitait la propagation des plantes et animaux non-natifs.

L’idée d’introduire des éléphants peut surprendre, et passer pour stupide, mais laisser les plantes envahir le territoire n’est pas malin non plus.

L’introduction de lézards géants, comme le dragon de Komodo, venu d’Indonésie, fait aussi partie des hypothèses. Une autre option, plus locale, serait d’arrêter de contrôler la population de dingos. Les recherches montrent qu’ils sont les premiers prédateurs des renards et pourraient aussi limiter la population d’herbivores parasites comme les cochons.

Cette solution soulève des protestations, car les dingos peuvent être agressifs contre l’homme et attaquent aussi le bétail. Finalement, le plus réaliste serait peut-être de rendre la terre à ceux à qui elle a été prise. Les Aborigènes, qui avaient établi une harmonie durable avec la nature. Ce serait aussi une issue à de nombreux problèmes sociaux dont souffre la communauté aborigène (chômage, ségrégation, etc).

Les réactions négatives aux suggestions du professeur ne se sont pas faites attendre: les recherches sur la suppression des grands prédateurs n’en sont qu’à leurs débuts et les résultats sont encore incertains. S’engager dans cette voie serait imprudent.

Mais les experts admettent qu’il est trop tard pour pouvoir refuser d’examiner chaque solution. Les éléphants seraient probablement trop chers sur le long terme, mais l’écosystème est à un stade de dégradation plus qu’avancé. Il a désespérément besoin d’aide. Chaque année les feux de brousse et autres inondations le rappellent cruellement au pays… en dollars et en vies humaines.

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