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Google Earth à l’aide des forêts du pays

Malaisie / / Asie

De plus en plus, l’outil de visualisation satellite sert les intérêts des organisations environnementales et du gouvernement. Un moyen simple de détecter les abattages non autorisés ou les occupations illégales de terrains publics. Mais il ne dispense pas des travaux sur le terrain.

Google Earth permet de voir l'évolution de la déforestation. ©dailyinvention (Flickr)

La Malaisie perd de 800 à 900 millions de ringgits (de 202 à 227 millions d’euros) chaque année à cause de la déforestation illégale. Lutter contre ce fléau est donc nécessaire pour la nature et pour l’économie nationale. Cela tombe bien, les outils pour mener ce combat n’ont jamais été plus faciles d’accès.

Un logiciel qui permet de voir l’évolution des parcelles

Les autorités, tout comme les ONG, se servent de plus en plus de Google Earth pour contrôler les surfaces forestières du pays. Le chef du gouvernement de l’état de Terengganu, Seri Ahmad Said, a dévoilé que son administration se servait énormément du logiciel pour détecter les terrains publics occupés illégalement. D’autres organisations ont confié se servir aussi de la puissance de Google Earth pour leurs missions. Lim Teck Wyn, vice président de la ‘société malaisienne pour la nature’, explique:

Il y a une fonction très pratique qui permet de visualiser un même endroit à des époques différentes, grâce à des images satellites prise à différentes dates. Cela permet de voir l’évolution des surfaces boisées.

Au WWF, on fait de même. Dionysius Sharma, responsable du WWF Malaisie, le confirme:

Cela nous permet de vérifier que le gouvernement respecte son engagement de conserver 50% de la surface nationale sous couverture forestière

Un logiciel qui ne remplace pas la reconnaissance de terrain

Cependant, Google Earth ne fait pas tout. L’observation sur le terrain reste essentielle pour lutter contre la déforestation illégale. D’abord, les cartes sont rarement à jour et ne reflètent pas la situation du moment. Et puis Dionysius Sharma rappelle:

Si l’informatique est le moyen le plus rapide pour obtenir des données, le problème avec ce type d’outils c’est qu’une fois qu’on découvre un changement, c’est déjà trop tard.

Cependant, l’adoption générale de l’outil par les différents acteurs de la conservation des forêts montre que la technologie grand public peut parfois servir intelligemment les causes les plus nobles.

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