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Un navire-usine arraisonné par Greenpeace

Sénégal / / Afrique

Avec les super-chalutiers étrangers qui se multiplient dans les eaux sénégalaises, les petits pêcheurs artisanaux sont menacés. Greenpeace tente d’alerter l’opinion.

Les pêcheurs sénégalais souffrent de la concurrence des navires-usines étrangers. ©Jose Pereira (Flickr)

Le 20 février, des activistes européens et africains de l’association Greenpeace ont arraisonné un chalutier. Ils voulaient protester contre la surpêche des étrangers dans les eaux sénégalaises. L’Irivinga voguait sous pavillon lituanien. Les activistes sont montés à bord et ont déroulé une bannière:

Arrêtez de pêcher le futur des Africains.

L’Irivinga illustre les pratiques non durables des super-chalutiers étrangers dans la région. Comme les autres, il mesure plus de 100 mètres de long. Ils ont des filets de plus de 50 mètres. Ils peuvent attraper jusqu’à 250 tonnes de poissons en une seule journée. Une quantité suffisante pour nourrir 9 000 Sénégalais pendant une année entière. Pour Raoul Monsembula de Greenpeace océans:

Ces bateaux font une concurrence déloyale aux pêcheurs artisanaux d’Afrique de l’Ouest. Les ressources halieutiques sont rares et en diminution. La flotte étrangère vide les eaux avec ses immenses chaluts.

Une mauvaise répartition des ressources halieutiques

Les Africains voient leurs prises diminuer. Les plus récentes études montrent que certaines espèces ont décliné dans les eaux sénégalaises. La plupart des poissons commerciaux, comme la sardinelle, les maquereaux et les chinchards sont trop pêchés. Et pourtant, environ 20 bateaux sous pavillon russe, lituanien, ou autres pavillons de complaisance, ont obtenu une autorisation spéciale de pêcher dans les eaux sénégalaises. Une situation catastrophique pour Monsembula:

Un sixième des Sénégalais travaillent dans la pêche. Quand les étrangers se servent sans limite, comme cela, il ne reste presque rien pour eux.

Les représentants de pêcheurs artisanaux au Sénégal, les scientifiques et Greenpeace appellent à la suspension immédiate des accords autorisant les chalutiers étrangers à opérer dans la Zone économique exclusive sénégalaise (ZEE). Raoul Monsembula conclut:

Greenpeace demande qu’un moratoire soit adopté pour toute nouvelle autorisation de pêche à ces chalutiers. Il faut qu’une politique halieutique durable soit mise en place. Il faut aussi consulter toutes les parties prenantes et prendre en considération les recommandations des experts scientifiques.

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